Fêtes patronales: on ne sait plus à quels saints se vouer!

Bonne fête à tous les musiciens! Rigolant Mais aussi aux luthiers et aux poêtes. Car ce 22 novembre, c'était  la Sainte-Cécile, du nom de cette sainte protectrice de ces trois professions. L'aspect "religieux" mis de côté, on en retiendra ce qui est humainement le plus important: ces fêtes dites patronales sont de bons prétextes, entre les personnes, à rencontres, à rapprochements, bref, à un maintien voire -ce qui est encore mieux- un renforcement des liens sociaux.

NB. Il y a de l'info, mais aussi de l'humeur-humour dans cette note!

Que l'on y croie ou que l'on y croie pas, que l'on approuve ou que l'on désapprouve, il seraît intellectuellement malhonnête de nier l'influence de la religion dans la "gestion" de notre temps.

Curieux, de nature et par déformation professionnelle, et soucieux de vous dire quoi, votre blogueur préféré se place sous la double protection de Saint Isidore de Séville et de Saint François de Sales pour dépoussiérer le sujet des fêtes patronales... Pourquoi justement ces deux-là? Tout simplement parce que Saint Isidore de Séville est le patron de l'internet -et tout l'internet le fête le 4 avril- et Saint François de Sales est le protecteur des journalistes. Des écrivains aussi. Et des sourds-muets. De quoi faire taire les mauvaises langues qui disent que les  journalistes sont parfois aveugles...

Ce qui saute aux yeux en tout cas, c'est de voir que les saints-patrons jouissent d'une popularité proche de la dévôtion. Il y a des saints pour tout, on ne sait plus auxquels se vouer. Moi qui tâte un peu de l'accordéon diatonique, je pense à Saint Bénilde chaque fois que j'enfile mes bretelles pour entonner une bourrée. Chacun sait aussi que Saint Christophe est le patron des touristes et des voyageurs et comme par hasard, on le fête le 25 juillet, en plein été. Les SDF ont aussi leur patron auprès de qui s'abriter, en la personne de Saint Benoît-Joseph Labre, que la légende présente comme citoyen et mendiant au 18e siècle. Même les écologistes ont leur patron: Saint François d'Assise. C'est Jean-Paul II qui l'a désigné comme tel en 1979, c'est vous dire si c'est du sérieux.

Mais trève de plaisanteries. Cette fin du mois de novembre et le début du mois de décembre, c'est la pleine période des fêtes patronales. Il y en a une kyrielle. Personne n'est épargné...

Sainte Cécile ouvre le bal, c'est le cas de le dire. On va en entendre parler, à grands coups de trompettes, de saxos, de sousaphones, de tambourins et de grosses caisses. D'ailleurs, bon nombre de musiciens ont déjà commencé. Ce week-end, ce sera le pompon! La légende chrétienne explique que cette vierge romaine, morte en 230, "chantait dans son coeur à la gloire de Dieu".

Ceux qui vivent de la pêche ou qui s'y adonnent comme passe-temps n'oublieront pas de fêter la Saint-André, le 30 novembre. Il y aura du poisson au menu!

Puis viendront, successivemment, la Saint-Eloi le 1er décembre, et la Sainte-Barbe le 4.
Saint-Eloi est le protecteur d'une multitude de professions largement exercées dans notre région: les orfèvres, qui croûlent sous la besogne, avec tous les commerces d'or qui viennent de s'ouvrir; les maquignons, les selliers, les bourreliers, les charrons... Les agriculteurs aussi marchent sur les traces de celui que l'on présente comme l'évêque de Noyon, mort en 660, issu d'une famille de paysans aisés qui travaillaient eux-même leur terre, alors que les autres la faisaient prospérer par des esclaves. Saint Eloi fut apprenti orfèvre dans un atelier ou l'on frappait la monnaie. C'est pour cela qu'il est devenu le protecteur de toutes les professions liées à la métallurgie: forgerons, métallurgistes de tous poils... Les fabricants de poêles et de chaudières, travailleurs des deux grosses entreprises locales qui se maintiennent péniblement, ne rateraient cette fête pour rien au monde. C'est souvent l'occasion d'un banquet et des remises de décorations.

Sainte-Barbe protège aussi un bel éventail de professions... Cette dame "barbare" (d'où vient son prénom) veille sur les artificiers, les artilleurs, les brossiers, les géologues, les géomètres, les ingénieurs y compris et surtout ceux des mines, les mineurs, les pompiers et les sapeurs. Tout cela parce que le bourreau de cette "barbare" aurait été frappé par la foudre.

Et puis, le 6 décembre, ce sera le moment tant attendu des enfants. Saint Nicolas protège les écoliers, les enfants, les épiciers (qui vendent les nic-nacs), les marins et les tonneliers. Saint Nicolas a même une adresse postale, qui fonctionne grâce à des milliers de missives. Le Couvinois, dans sa grande bonté, vous dit quoi... écrire sur l'enveloppe: Saint Nicolas, rue du Paradis, 1 à 0612 Ciel.

On aurait pu aussi évoquer Saint Sébastien, patron des archers; Saint Valentin, patron des amoureux; Saint-Joseph, patron des charpentiers, menuisiers, etc. Mais chaque chose en son temps!

Bonnes fêtes à toutes et tous!

BERNARD THEIS

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