• "Le Petit Rustique" n'est pas mort à Matagne-la-Petite: il ne manque pas d'air et se prépare à décoller!

    Depuis plusieurs décennies, "Le Petit Rustique" est un café sympathique à Matagne-la-Petite. Loin des débordements occasionnels inhérents à tout débit de boissons, cet estaminet a rempli une mission fondamentale: contribuer au maintien, voire à la création de liens sociaux dans un village où il n'existait pas de lieu de rencontre. Une asbl "Ca ne manque pas d'R" vient de se créer pour maintenir, voire amplifier cette mission. Explications.

    20140729 004 Petit Rustique.JPG"Le Petit Rustique" est depuis plusieurs décennies un café sympathique de Matagne-la-Petite. Presqu'à l'ombre du Carmel (aujourd'hui propriété de la commune de Doische), il était le seul lieu de rendez-vous, autorisant des citoyens de toutes les générations à prendre un verre, discuter le bout de gras, taper la carte, se détendre, discuter, imaginer. En cela, il jouait le rôle fondamental de maintenir ou raffermir les liens sociaux, facteur de cohésion, de citoyenneté, de solidarité dans le village.

    Il y a quelques semaines, "Le Petit Rustique" était désert et son existence était menacée. Présents avec un certain succès depuis quelques années, les exploitants ont quitté les lieux. C'est alors qu'un habitant du village, Yvan Nicolas, actif dans diverses associations et projets de la région, s'est mis en tête de ne pas abandonner ce lieu et le maintenir en vie. De "simple café", l'endroit pouvait devenir centre de développement d'idées, de projets, de cultures au sens large des termes. Une asbl "Ca manque PAD'R" fut créée début juin, PAD'R étant aussi l'abrégé de "Petit Associatif Dynamique Rustique". Trois personnes forment le noyau de cette asbl: Yvan Nicolas, Saskia Jamar (de Mazée) et Christine Lambert. "Le projet, c'est l'esprit d'une maison de village, d'un café citoyen pas bobo", expliquent Yvan Nicolas et Saskia Jamar. "Nous ne voulons pas réinventer la poudre, mais bien proposer ou relayer des activités dans un esprit ouvert. Nous avons commencé par retransmettre les matches du Mundial en attirant l'attention sur l'envers du décor, la situation au Brésil, les dessous du sport, mais sans lasser les gens ou trop intellectualiser."

    Les membres de l'asbl gestionnaire apprécient que les habitants viennent avec des idées et proposent des activités. Ainsi, un programme se concrétise et s'élabore au fil du temps, des idées et des propositions. "Un jeune du village a demandé pour organiser un tournoi de jeux Play Station. Il s'occupe de tout, ça nous plaît bien. Un "blind test" est annoncé, il faudra deviner le titre d'un air de musique ou d'une chanson à l'écoute des quelques premières notes. Un  thé dansant est organisé le 15 août et les aînés du village nous  ont demandé que le lieu soit ouvert le dimanche matin pour le jeu de cartes apéritif. Ce serait fait!" Des contacts avec le Foyer Culturel de Doische, un premier partenariat est né: la présence d'un "livre-échange", on emprunte le livre sur un présentoir, on le ramène quand on l'a terminé. Et Les membres de l'asbl comptent bien, deux fois par mois si possible, faire de ce lieu un café-concert. D'ailleurs, ce vendredi 1er août en soirée, Daniel Guillaume et Philippe Antoine, artistes bien connus de la région, présenteront leur spectacle "Gare au Gorille", composé de chansons de Georges Brassens. L'entrée est libre, les artistes seront payés "au chapeau".

    "Le Petit Rustique" repose sur le bénévolat. L'asbl ne recevant aucun subside, elle ne peut compter que sur ses propres rentrées pour subsister mais à plus forte raison pour concrétiser ses projets. Un vrai défi à relever, motivant mais aussi inquiétant: passé l'été, les frais de chauffage s'ajouteront au loyer...
    L'endroit ne manque pas de charme. Il porte bien son nom: vieille bâtisse rurale, vieilles poutres, grandes tables en bois. A l'intérieur, Le Petit Rustique peut accueillir quelque 60 personnes. Deux terrasses (à l'avant, à l'arrière)augmentent la capacité de l'estaminet qui compte bien rayonner dans le village, mais aussi dans l'entité de Doische et même dans toute la région.

    En pratique

    Le Petit Rustique, 17 rue de l'Auberge, 5680 Matagne-la-Petite (Doische). Tél. 060 34 91 34.
    Ouvert les jeudis et vendredis de 11 à 14 h et de 17 à 22 h, le samedi de 11 à 22 h et le dimanche de 10 à 22 h.

    BERNARD THEIS

    Photos: Saskia Jamar et Yvan Nicolas, à la base du projet "Le Petit Rustique", asbl "ça manque PAD'R". L'intérieur du bâtiment, rustique et sympathique.

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  • "Au Pays des Rièzes et des Sarts", n°214: histoires de guerres, de villages et d'autres lieux sacrés...

    Inlassablement, tous les trois mois depuis 54 ans, la revue "Au Pays des Rièzes et des Sarts" nous compte l'histoire ancienne ou moderne de cette région frontalière et surtout, de ses gens. Le numéro 214 vient de sortir de presse et dévoile un contenu digne d'en intéresser plus d'un. Principalement distribué par abonnement, ce numéro est aussi disponible dans certaines librairies de la région de Couvin-Chimay. On peut s'abonner, ou obtenir l'exemplaire, auprès du secrétariat: M. Raoul Pestiaux, Fonds-de-l'eau, 2, 5660 Couvin, raoulpestiaux@hotmail.com.

    2014 est une année plus que symbolique. Elle évoque le souvenir de la "grande guerre", avec son cortège de morts, d'injustices, de faits, de privations. Parmi ces dernières, l'atteinte à la liberté était une des pires. Camille Mathy, de Couvin, en fut une des victimes, comme prisonnier politique. Ce Couvinois a laissé des écrits qui méritaient d'être rapportés. Tâche à laquelle Pierre Uhlig s'est attelé, avec un souci pédagogique très louable. Raconter, c'est aussi expliquer.

     

    C'est aussi le souci de Marcel Delvaux, qui se refuse à juste titre à évoquer la "grande guerre" sans prendre en considération celle sui suivit. Une "leçon d'histoire" qui analyse des mécanismes que l'on souhaiterait ne jamais voir reproduits.

    Sans aucun allusion guerrière, un autre anniversaire est relaté dans ce numéro 214. Il y a 50 ans, Rièzes faisait la fête au plus illustre de ses enfants: Arthur Masson, le père de Toine Culot (notamment). Cette fête est racontée dans ses plus fins détails par Michel Baudy, illustrations à l'appui.

     

    Dominique Lion poursuit la narration de la vie à l'Escaillère il y a un demi-siècle, s'attachant particulièrement aux loisirs, bals et fêtes beaucoup plus "sages" qu'aujourd'hui, même si les Escaillons savaient s'amuser.

     Sous la plume de Noël Depoix, le village de L'Escaillère est encore concerné par le récit du jumelage des trois localités frontalières, avec Cul-des-Sarts et Regniowez, le 24 mai 1964.

     Enfin, "Au Pays des Rièzes et des Sarts" ne pouvait passer sous silence le très beau "polar" que Francis Chabot, né à Nismes  et citoyen de Forges, vient de  publier avec la complicité de Céline Lurquin, l'éditrice (régionale) de WebOpera Editions Diffusion. Rien n'échappe au crime. Pas même les lieux les plus sacrés. Et pour cause, c'est au Prieuré de Regniowez que cette histoire policière commence. Le dénouement de cette intrigue haletante ne sera connu qu'après 400 pages de belle écriture.

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  • Couvin: bientôt de nouveaux locaux pour l'administration communale ?

    Couvin compte bien bénéficier de subsides européens pour améliorer le confort, le cadre de vie ou l'emploi des habitants de l'entité, dans l'esprit d'un "Couvin, porte de France". S'ils sont accordés, ces subsides du FEDER-FSE (Fonds Européen de Développement Régional-Fonds Social Européen) pourraient notamment permettre à l'administration communale couvinoise de bénéficier de nouveaux locaux.

    Les citoyens couvinois ont pu le lire dans la dernière livraison de Couvin.be, soit dit en passant au choix des lecteurs, le bulletin d'information communale ou le manuel de valorisation des membres du Collège communal: il y a des projets à Couvin, ce qui a été ensuite confirmé par un communiqué du BEP, le Bureau Economique de la Province de Namur.

    Une extension du parc industriel de Mariembourg est prévue, même si cela fait des années qu'on en parle. Tellement d'années que l'on est en droit de se demander pourquoi cette extension n'est pas encore réalisée. C'est urgent, puisque ce projet, quand il sera réalisé, pourrait amener quelque 260 emplois.

    Un autre projet réside dans l'aménagement d'une entrée de ville digne de ce nom, opéré dans la foulée de deux réalisations: le contournement de Couvin et la transformation du site Gare de Couvin/Chantier Patigny/Zoning Couvinoise. Un artère urbaine conviviale, aérée et de belle présentation serait aménagée. Ce projet avait été annoncé il y a quelques mois, dans le cadre de la modification du Plan Communal d'Aménagement de cette vaste zone (PCA n°4). Ce projet s'inscrit en outre dans la perspective d'un aménagement de la traversée routière de Couvin.

    Enfin, un troisième projet est plus inattendu: l'aménagement d'une nouvelle construction pour abriter l'administration communale couvinoise. Un aménagement que l'on peut considérer comme justifié: à l'avenue de la Libération, les locaux actuels, décentrés, sont issus d'une rénovation d'un bâtiment industriel ancien et peu adapté aux exigences d'une administration communale moderne. Ils ne peuvent concrétiser les intentions d'économies d'énergie, ni garantir un accès correct aux personnes à mobilité réduite.
    Le lieu de cette peut-être future administration n'est pas révélé. Mais tout lecteur-citoyen peut interpréter la signification des propos, rapportés dans Couvin.be, de Benjamin Calice, président du CPAS doté de compétences scabinales en matière notamment d'aménagement du territoire: "Le futur emplacement n'a pas été choisi par hasard. Situé à proximité de la place du centre-ville mais également de l'Eau Noire, il contribuerait à la revalorisation de l'entrée nord de Couvin dans un espace vert qui a été assaini il y a un peu plus de dix ans et permettant également de fare renouer les citoyens et les touristes avec l'eau comme élément vecteur de dévelopement humain et économique."

    Le programme FEDER-FSE porte sur les années 2014-2020. Le projet couvinois est ambitieux, puisqu'il est estimé dans son ensemble à quelque 25-30 millions €. Malgré ce montant, l'opération pourrait ne couter que très peu (voire rien) à la commune de Couvin, compte tenu des mécanismes de subventions conjointes Europe-Région wallonne.

    Avec l'accompagnement du BEP, une "task force" formée d'experts va examiner l'ensemble des dossiers couvinois, de manière à rendre un avis au Gouvernement wallon à la fin de l'année ou au début 2015. Décision européenne suivra. Espérons-le.

    BERNARD THEIS

     

    Couvin 4 juillet 2009 balade centre culturel et photos 050.JPG

    L'eau, comme vecteur de développement humain et économique: une pensée qui coule de source

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