La cohésion sociale est faible dans notre région

Le quotidien "Le Soir" présente une carte interactive de la cohésion sociale en Wallonie. L'outil de mesure a été élaboré par l'IWEPS, l'Institut Wallon pour l'évaluation, la prospective et la statistique.
De cette carte et de ces chiffres, l'on peut déduire que notre région du sud de l'Entre-Sambre et Meuse est loin d'être championne...

Voici le lien pour visionner cette carte très parlante et la questionner sur des indicateurs plus précis par commune.
http://www.lesoir.be/1464797/article/actualite/belgique/politique/2017-03-21/voici-communes-wallonnes-ou-cohesion-sociale-est-plus-faible-carte-inter

Six critères interviennent pour chiffrer une commune:
-le droit à un revenu digne,
-la protection de la santé et le droit à l'aide sociale et médicale,
-le droit à un logement décent et à un environnement sain,
-l'indicateur travail,
-le droit à l'éducation et à la formation,
-l'épanouissement culturel et social,
-le facteur de risque, à savoir la présence sur la commune de trois publics cibles, soit les familles monoparentales, les isolés âgés de 65 ans et plus, les demandeurs d'asile.

Les communes du sud de l'Entre-Sambre et Meuse ne sont pas championnes en matière de cohésion sociale et, à des degrés divers, elles présentent des chiffres élevés. Or, plus le chiffre est élevé, plus la cohésion sociale est faible.
Voici ce que cela donne:

-Momignies: 9,92
-Viroinval: 9,90
-Couvin: 7,79
-Froidchapelle: 7,28
-Chimay: 5,93
-Philippeville: 3,01

Dans cette région au sens large, c'est la commune de Ham-sur-Heure/Nalinnes qui se porte le mieux en terme de cohésion sociale, avec un chiffre négatif: -5,97.

Par comparaison, Attert, entité collée contre le Grand-Duché de Luxembourg, est une des communes les mieux loties: -12,17.
Par contre, Charleroi est une des communes les plus sinistres, avec un indicateur de 16,77.

Il paraît évident que le chômage, le déclin industriel, la pauvreté, sont liés à ces chiffres. Mais aussi l'éloignement, non pas par manque d'autoroute ;-) mais aussi par l'oubli que manifestent trop souvent les grands centres de décision. Et aussi, osons l'avouer, par manque de proactivité des communes et de l'efficacité des services mis en place (ou pas...) pour renforcer cette cohésion.

B. TH.

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