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  • Couvin et sud de l'Entre-Sambre et Meuse: avant d'aller à la déchetterie, pensez à la donnerie !

    Un objet vous encombre, vous ne demandez qu'à vous en débarrasser. Votre pensée lorgne alors vers la poubelle la plus proche ou le parc à conteneurs de votre coin, la déchetterie locale. Et pourquoi ne pas plutôt penser à une "donnerie", et donc à donner cet objet dont vous ne vous servez plus et qui est peut-être utile, voire indispensable, à quelqu'un d'autre ?

    Une "donnerie", c'est l'idée que Toine Toine et Amande Ginette viennent de lancer via un groupe "C'est à donner près de chez vous (Sud Sambre et Meuse)" sur le bien connu réseau social dénommé Facebook. Voici le lien: https://www.facebook.com/groups/689733107782608/.

    Ces deux jeunes imaginatifs et citoyens imprégnés d'idéaux de solidarité suggèrent de donner, d'échanger, plutôt que de jeter. A peine créé, le groupe réunit déjà plusieurs dizaines de membres séduits par l'idée de participer à une suggestion autant écologique que citoyenne. On le dit toujours: le meilleur déchet, c'est celui qui n'existe pas. Dans ce cas-ci, le déchet n'existe plus, puisqu'il devient un don.

    Ce groupe n'est pas une brocante, ni un commerce: pour cela, d'autres groupes, institutions ou services, existent, dans ou en-dehors des réseaux sociaux. Ceci, c'est une "donnerie".

    Si vous pensez que l'idée est juste et bonne, devenez membre du groupe: https://www.facebook.com/groups/689733107782608/.

    B. TH.

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  • Couvin: devoir de mémoire et message de paix dans l'émotion

    "Le sang versé par les uns et les autres doit être une semence pour la paix et l'amitié": ce sont les paroles et l'esprit que l'on retiendra de l'émouvant hommage rendu ce jeudi 9 octobre à Couvin devant la stèle dédiée à l'abbé vicaire de Couvin  Paul Gilles, tué par les Allemands le 26 août 1914.

    Hommage Gilles 20141009 015 .JPGAoût 1914. La guerre fait rage et, partout, des excès sont commis, avec pour conséquences autant de victimes innocentes. Pourquoi, le 26 août 1914, les Allemands s'en sont-ils pris à l'abbé Paul Gilles, vicaire de Couvin? Rien ni personne ne pourra répondre, sinon sur base de suppositions. L'abbé aurait-il fait la morale aux envahisseurs allemands, pénétrant en ville, perquisitionnant dans les maisons et dans le presbytère sans aucune autorisation et aucune justification plausible, sinon celle de la "logique guerrière"? L'homme à la soutane noire, symbole de son attachement au catholicisme, s'est-il heurté à un petit caporal zélé qui ne partageait pas cette religion? A défaut de raisons plausibles les expliquant, les faits sont clairs: l'abbé Paul Gilles fut frappé, blessé aux jambes par balles, jeté agonisant sur un chariot. Et quand "on" jugea que cette présence retardait le charroi, "on" donna l'ordre de "régler le problème". Des coups de feu retentirent et des soldats allemands virent le corps de l'abbé, enroulé dans sa soutane noire, dévaler le talus bordant la route nationale menant de Couvin à Brûly.

    Parmi les soldats allemands témoins de ce meurtre, Jakob Mauel (1887-1959). Il était à Couvin ce jour-là, comme observateur d'artillerie et a vu les faits meurtriers sans en comprendre les raisons. Cet assassinat l'a meurtri pendant le reste de sa vie et il a souvent confié ses regrets et fait part de son incompréhension à son fils Ludwig, né en 1931.

    Bien plus tard, le hasard fit se rencontrer, à Bonn, dans le mouvement européen dont ils faisaient tous deux partie, Ludwig Mauel et Marcel Delvaux, ce Couvinois devenu correspondant de la RTBf radio en Allemagne. Et de cette rencontre entretenue vint le souhait de M. Mauel de se rendre sur les lieux des faits dont son père avait exprimé les regrets.

    C'est l'origine de l'hommage rendu ce jeudi vers 13h30 devant la stèle dédiée à l'abbé Gilles. Une cérémonie qui s'est déroulée en présence non seulement de MM. Delvaux et Mauel cités ci-dessus, mais aussi de M. Klaus Weber, ami de M. Mauel et historien, de M. Marc Gilles, petit-neveu de l'abbé vicaire couvinois, et de M. Douniaux, bourgmestre de Couvin. Diverses autres personnalités étaient présentes, invitées par le cercle d'histoire "Au Pays des Rièzes et des Sarts". C'est le président du Cercle, M. Jacky Mathy, qui a pris la parole pour rappeler les faits commis le 26 août 1914 et saluer la présence des amis allemands.

    Ceux-ci, particulièrement M. Mauel, étaient visiblement émus par cet hommage et cette visite souhaitée depuis longtemps. Et s'ils sont repartis avec un sentiment de soulagement et de devoir accompli, ils laissent à Couvin un immense message de paix teinté de profonde humanité et d'une admirable humilité. "Nous sommes venus pour vous demander pardon", a déclaré M. Weber, qui s'exprimait en un français plus que correct. "Les petites pierres dans l'eau font de grands cercles et le sang versé par les uns et les autres doit être une semence pour la paix et l'amitié." Plus de cent ans après les faits, ce message résonne avec grande espérance.

    BERNARD THEIS

     Ci-dessous: photos et vidéo

    Hommage Gilles 20141009 .JPG

     

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  • Couvin: au conseil communal de ce jeudi

    Ce jeudi 2 octobre, le conseil communal de Couvin se réunit en séance publique à 19h à l'Hôtel de Ville, Grand'Place, 8.

    Il sera notamment question de divers marché et acquisition: remise en conformité de plaines de jeux et tout particulièrement sécurisation de la plaine de jeux de Frasnes (estimation: 7.500 €), remise en conformité et peinture des bureaux du Plan de Cohésion Sociale (estimation: 6.000 €), fourniture et pose d'une porte extérieure pour le réfectoire de l'école de Gonrieux (estimation 5.000 €), acquisition de matériel informatique pour la bibliothèque (estimation: 25.000 €), aménagement du site Courthéoux deuxième phase (estimation: 20.000 €), acquisition de panneaux de signalisation routière et de matériel de sécurité (estimation: 16.000 €), acquisition b de matériel pouyr l'aménagement du centre administratif (estimation: 13.000 €), matériel de chantier (estimation: 91.500 €), matériel pour l'aménagement des écoles de Cul-des-Sarts et d'Aublain (estimation: 2.000 €), réparation de l'Unimog du Service d'incendie (estimation:  3.110 €).

    Le Service d'incendie est aussi concerné par le recrutement d'un sapeur-pompier-ambulancier volontaire. Couvin envisage aussi de créer une place de stationnement pour personnes à mobilité réduite à la rue de la Marcelle.

    Couvin envisage d'adhérer à l'intercommunale IGRETEC et donc de bénéficier de certains de ses services. Une prise de participation dans le  capital de cette intercommunale amènera la Ville à une dépense de 6,20 €, soit le prix d'une part.

    Il sera aussi question de l'installation et de l'utilisation de caméras de surveillance, sujet sur lequel la Ville de Couvin, ce jeudi, formulera un avis.

    Humeur: des caméras de surveillance, est-ce bien opportun?

    Ce dernier point, "Installation et utilisation de caméras de surveillance - Avis" interpelle "Le Couvinois, le blog qui vous dit quoi".

    Voici pourquoi.

    Si l'on en croit les confrères du quotidien "L'Avenir" (édition de ce mercredi 1er octobre et site http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140930_00536668), les Ets Lauvaux seraient à la base de cette proposition. L'avenir écrit: "En fin de conseil, les élus auront aussi officiellement connaissance du placement de caméras sur l’espace public, autour des Ets Lauvaux, au centre-ville, pour la surveillance de cette société".

    Cette formulation laisse supposer que le Conseil communal sera informé du placement de caméras. Bref, être mis devant le fait accompli d'une décision déjà prise d'utiliser l'espace public à des fins de surveillance privée. Voilà qui est assez surprenant, quand on devrait s'attendre à une démarche inverse: demande d'autorisation, débat en conseil communal, décision favorable ou défavorable.

    Placer des caméras de surveillance sur l'espace public n'est pas anodin. Tout citoyen, même le plus inoffensif, peut ainsi être vu, observé, sans qu'il ait donné son autorisation. Une suspicion est ainsi posée sur tout individu. Cela renforce le sentiment d'insécurité auquel adhèrent certains citoyens, parfois sans fondement réel. Une caméra en action est une intrusion dans la vie privée de chaque citoyen en mouvement dans l'espace public. Quelles sont les garanties offertes, sur la préservation de ces libertés fondamentales ?

    Indépendamment de ces questions et menaces, des dispositions légales existent. Elles sont consignées notamment dans l'article 5 de la Loi réglant l'installation et l'utilisation de caméras de surveillance. Le respect de ces dispositions est un minimum et ne doit pas empêcher un questionnement fondamental , tant sur la sécurité que sur la liberté.

    BERNARD THEIS

    N'hésitez pas à réagir à cet article, par un commentaire envoyé sur ce blog. Le sujet mérite débat.

     

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