Histoire et patrimoine - Page 5

  • Carnaval de Vierves 2014: dans quelques heures, c'est parti !

    Le carnaval de Vierves-sur-Viroin va commencer, dans quelques heures, plus précisément à minuit de ce jour de la chandeleur, fête du sortir de l'hiver (en principe) liée à la lumière, la purification, la fertilité.

    A Vierves donc, on peut se masquer dès ce dimanche 2 février à minuit et jusqu'à la tombée des masques, le jour du Mardi gras à minuit, soit cette année, le 4 mars. On peut se masquer tous les jours, sauf le vendredi car ce jour-là, il se peut que le diable se mêle aux groupes de masqués, comme c'est dit-on déjà arrivé une fois... Et cette fois-là, les Viervois ont juré qu'on ne les y reprendrait plus!
    Les festivités viervoises reposent sur des traditions séculaires transmises de générations en générations. C'est un carnaval unique en son genre, qui se vit plus qu'il ne se montre. Il faut le vivre, dans un souci de partage, de plaisir, de fête et non pas de curiosité.

    Le programme

    Samedi 8 février, en la salle des Echos du Viroin: souper aux crêpes.
    Dimanche 16 février: soumonces en batterie.
    Samedi 22 février: soirée du carnaval.
    Dimanche 23 février: soumonces en musique.
    Jeudi 27 février: carnaval des enfants.
    Dimanche 2 mars: Dimanche gras, première sortie du grand bonhomme et défilé dans le village. Annonce des sentences, car l'homme est fort comme un Hercule et il a brisé les barreaux de sa cellule, où il était après avoir volé du pâté, des poules, du pain, etc.
    Lundi 3 mars: sortie des Rimeurs. Les Rimeurs forment un groupe très particulier. Ce sont les jeunes hommes du village, tout de noir vêtus, qui s'en vont rimer dans les maisons des jeunes filles qui ne sont pas encore "en ménage". En présence des parents, les Rimeurs content, avec humour, en rimes et en wallon, les amourettes et autres aventures de ces demoiselles.

    Mardi 4 mars, c'est l'ultime et grosse journée. Les Pots s'installent aux entrées du village, arrêtent toutes les voitures et réclament un "droit de passage". Pendant ce temps, les D'Jean d'Jène sont un couple de mendiants qui vont chercher œufs et lards dans tout le village. Les Relocteurs sont les garçons du village, qui vont à la chasse des jeunes filles pour les "relocter" avec  des loques prévues à cet effet et imbibées de liquide nauséabond. Ces groupes perpétue un folklore empreint, on s'en doute, de beaucoup de symbolisme.
    A 16h45, on sortira le grand bonhomme de sa grange, pour un dernier voyage à travers le village. Il sera ensuite mis à mort, consumé par un feu purificateur. La fête se terminera par l'omelette servie à la salle des Echos du Viroin. A l'issue de ces agapes, on se dira comme chaque année que cette édition du carnaval était la plus belle depuis des lustres, cette belle pensée berçant les doux mois à venir.

    BERNARD THEIS

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  • La Maison du Tourisme va quitter Couvin

    Un vent favorable nous a soufflé cette nouvelle: la Maison du Tourisme des Vallées des Eaux Vives va quitter Couvin pour l'Eau d'Heure. Début février, elle sera installée dans les locaux de la Plate Taille (Eau d'Heure).

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  • Histoire locale: le 211e numéro de "Au Pays des Rièzes et des Sarts" sort de presse

    Chère aux amateurs d'histoire locale du sud de l'Entre-Sambre et Meuse tant belge que française, la revue trimestrielle "Au Pays des Rièzes et des Sarts" publie son 211e numéro. Son contenu en intéressera plus d'un, de part et d'autre de la frontière franco-belge.

    Le numéro 211 de "Au Pays des Rièzes et des Sarts" s'ouvre sur "Une reconstitution originale de la bataille de Rocroi". Celle-ci s'est déroulée le 19 mai 1643 mais l'article de Marie-France Barbe ramène le lecteur en 1729. Cette année-là, autorités et populations sont amenées à fêter la naissance d'un Dauphin, le 4 septembre. A Rocroy, l'on procéda à la reconstitution d'un épisode précis de la bataille, celui où les Espagnols, qui assiégeaient la place-forte, furent repoussés par la garnison aidée par les "Rocroyens". Cette reconstitution est relatée dans les détails par un courrier de l'époque. Ce bel article est aussi l'occasion d'épingler l'utilisation de bâtisses de la ville fortifiée, en ce compris certaines aujourd'hui disparues.

    Le lecteur est ensuite transporté au sein de la famille Woltèche apparue à Gonrieux en 1707 et restée fidèle à son terroir. L'auteur, Jean-Marie Courtois, évoque spécialement la vie de l'abbé Eugène Woltèche (1915-1982), natif de Rièzes, qui fut désigné vicaire à Jemeppe-sur-Sambre avant de devenir titulaire de paroisses de Rechrival et de Ville-en-Warêt, tous endroits qu'il marqua de son passage. Une note sur l'origine du nom "Woltèche" complète la biographie.

    Autre "tranche de vie", celle du Docteur Michel Sobanska, qui vient de cesser définitivement son activité professionnelle, le 31 décembre 2012. C'est le maire de Rocroi, qui mettra également fin à son mandat l'an prochain, après 37 années d'investissements au profit de la population locale: c'est ce que racontent Madame Germaine Demon-Christel et son fils Jean-Claude.

    Emile Dominique évoque ensuite ses souvenirs de l'école professionnelle technique de Couvin, qu'il fréquenta de 1947 à 1950.

    Pour continuer le lecture, la suite de la vie à L'Escaillère est proposée par Dominique Lion. Il relate les "moments savoureux pour les Escaillons": le Nouvel An, le tour  du village des enfants au moment du Mardi-Gras, le théâtre, des mariages, des fêtes... De belles histoires, dont la suite sera contée dans les prochains numéros.

    Les lecteurs sont ensuite invités à Signy-le-Petit, dont les autorités ont publié il y a quelques années une nomenclature des hameaux et écarts des Ardennes. L'article d'Emile Dominique présente les sites retenus et le visage qu'ils présentaient il y a plus de 30 ans.

    Comme l'écrit bien Régis Marée, il y a entre Couvin et le Tour (cycliste) de la Province de Namur une vraie histoire d'amour: sur 66 éditions, la course cycliste fait étape 18 fois à Couvin. C'est l'occasion pour certains cyclistes du cru de se distinguer. Les étapes couvinoises de 1950 à 1979 sont racontées et illustrées dans cet article qui en appelle d'autres.

    Deux personnages disparus récemment sont honorés dans les deux billets qui suivent, rédigés par Marie-Paule Lemaire: Jean Nicolas, menuisier à Brûly-de-Pesche décédé ce 15 avril 2013, et Roger Bataille, le dernier ancien combattant et boulanger-pâtissier de Cul-des-Sarts, mort le 29 juin 2012.

    La lecture de ce numéro 211 se terminera par un courrier des lecteurs, bien illustré de photos récentes prises à Agen, où coule le Canal des Deux Mers, oeuvre de Pierre Paul de Riquet, de la famille princière de Chimay.

    Le numéro 211 de la revue "Au Pays des Rièzes et des Sarts" est disponible dans les librairies de la région (Le Furet à COUVIN, Meubles Marée à CUL-DES-SARTS, Librairie Saint-HUBERT à PESCHE et Maison de la Presse à ROCROI). On peut aussi l'obtenir, au prix de 7 €, au secrétariat de la revue, Fonds de l'Eau, 2 à 5660 Couvin, tél. 060 34 53 92. La cotisation annuelle donne droit aux quatre numéros annuels de la revue. Montant ordinaire: 22 €. Montant de soutien: ad libitum.

    Illustrations ci-dessous: la citadelle de Rocroi, aujourd'hui disparue; le cabaret à L'Escaillère (photo PRS)

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