Humeur, humour et grognes - Page 2

  • Couvin et ailleurs: non aux exclusions des chômeurs

    Précaution d'usage: il y a de l'humeur dans cette note !

    Ce début d'année 2015 signifie le drame pour des milliers de sans-emploi, qui vont se retrouver sans allocation de chômage par suite d'exclusion. Dans le pays, ils seront plus de 30.000 à connaître pareil sort avec, s'ils veulent continuer à garder la tête hors de l'eau, trouver un emploi ou s'adresser au CPAS de leur commune. Parmi ces 30.000 personnes et davantage, de nombreuses femmes (78%), parfois seules avec enfant(s).

    Ces mesures, prévues par l'ex-gouvernement Di Rupo, sont trop évidemment confirmées par l'actuel gouvernement NVA/Michel. Et celui-ci annonce même d'autres mesures allant dans un sens similaire. Au nom de l'austérité, au nom des exigences européennes, au nom de le la mondialisation, au nom de la concurrence, de la compétitivité et de la croissance, on va augmenter le nombre d'exclus, de malheureux, sans résoudre les problèmes réels qui pourrissent une société en échec, incapable notamment d'assurer un emploi (et donc un revenu) pour tous.

    A Couvin, ces mesures anti-chômeurs vont amener une centaine d'exclus que l'on verra frapper aux portes du CPAS.

    Il y a quelques jours, un mouvement s'est créé, sous le nom de "Tout autre chose". Il a son équivalent dans la partie néerlandophone du pays, sous le  nom "Hart boven Hand". De part et d'autre de la frontière linguistique, ils sont plusieurs milliers à avoir signé au projet de ce mouvement citoyen et apolitique. Son hypothèse: des alternatives existent à ces  mesures d'austérité et il faut que le peuple s'y oppose. Les chômeurs ne peuvent être  considérés comme responsables du manque d'emplois. C'est aussi, peut-être, l'avènement d'un vrai mouvement citoyen, en marche vers une démocratie plus participative donc plus vivante et, qui sait, plus imaginative.

    Ce mouvement qui se décline dans les deux langues du pays, entend bien mener des actions avec l'aide de signataires comme relais locaux.

    Une de ces actions est en route et s'est concrétisée à Couvin.
    cpas divers 20150103 006.JPGA l'entrée du CPAS, sur le site Champagnat, les signalisations ont été recouvertes de dizaines de sacs poubelles noirs (symbolisant autant de chômeurs) autour d'une pancarte ". Ce dispositif a été photographié et envoyé aux organisateurs de ce mouvement-réseau: la photo, aux côtés d'autres, illustrera une immense banderole qui, le 6 janvier, sera déployée en un endroit d'une commune dont le nom restera secret jusqu'à la date.

    Certes, l'action est symbolique. Elle attire l'attention, elle invite à ne pas être d'accord, à être solidaire, à refuser les réponses toutes faites, les solutions rapides. Elle sera sans doute suivie d'autres. En attendant, il est espéré qu'elle sera remarquée par les élus et que ceux-ci useront de leur force de pression que le peuple leur a donné par un vote.

    En savoir plus

    - le site internet de l'action: http://www.31500bel.be C'est aussi sur ce site  que l'on peut prendre connaissance de l'ampleur du désastre, soit le nombre d'exclusions par commune.

    -le site du mouvement "Tout autre Chose": https://www.facebook.com/toutautrechose?fref=ts

    cpas divers 20150103 001.JPG

    BERNARD THEIS
    (texte et photos)

     

     

     

     

     

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  • Couvin: au conseil communal de ce jeudi

    Ce jeudi 2 octobre, le conseil communal de Couvin se réunit en séance publique à 19h à l'Hôtel de Ville, Grand'Place, 8.

    Il sera notamment question de divers marché et acquisition: remise en conformité de plaines de jeux et tout particulièrement sécurisation de la plaine de jeux de Frasnes (estimation: 7.500 €), remise en conformité et peinture des bureaux du Plan de Cohésion Sociale (estimation: 6.000 €), fourniture et pose d'une porte extérieure pour le réfectoire de l'école de Gonrieux (estimation 5.000 €), acquisition de matériel informatique pour la bibliothèque (estimation: 25.000 €), aménagement du site Courthéoux deuxième phase (estimation: 20.000 €), acquisition de panneaux de signalisation routière et de matériel de sécurité (estimation: 16.000 €), acquisition b de matériel pouyr l'aménagement du centre administratif (estimation: 13.000 €), matériel de chantier (estimation: 91.500 €), matériel pour l'aménagement des écoles de Cul-des-Sarts et d'Aublain (estimation: 2.000 €), réparation de l'Unimog du Service d'incendie (estimation:  3.110 €).

    Le Service d'incendie est aussi concerné par le recrutement d'un sapeur-pompier-ambulancier volontaire. Couvin envisage aussi de créer une place de stationnement pour personnes à mobilité réduite à la rue de la Marcelle.

    Couvin envisage d'adhérer à l'intercommunale IGRETEC et donc de bénéficier de certains de ses services. Une prise de participation dans le  capital de cette intercommunale amènera la Ville à une dépense de 6,20 €, soit le prix d'une part.

    Il sera aussi question de l'installation et de l'utilisation de caméras de surveillance, sujet sur lequel la Ville de Couvin, ce jeudi, formulera un avis.

    Humeur: des caméras de surveillance, est-ce bien opportun?

    Ce dernier point, "Installation et utilisation de caméras de surveillance - Avis" interpelle "Le Couvinois, le blog qui vous dit quoi".

    Voici pourquoi.

    Si l'on en croit les confrères du quotidien "L'Avenir" (édition de ce mercredi 1er octobre et site http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=dmf20140930_00536668), les Ets Lauvaux seraient à la base de cette proposition. L'avenir écrit: "En fin de conseil, les élus auront aussi officiellement connaissance du placement de caméras sur l’espace public, autour des Ets Lauvaux, au centre-ville, pour la surveillance de cette société".

    Cette formulation laisse supposer que le Conseil communal sera informé du placement de caméras. Bref, être mis devant le fait accompli d'une décision déjà prise d'utiliser l'espace public à des fins de surveillance privée. Voilà qui est assez surprenant, quand on devrait s'attendre à une démarche inverse: demande d'autorisation, débat en conseil communal, décision favorable ou défavorable.

    Placer des caméras de surveillance sur l'espace public n'est pas anodin. Tout citoyen, même le plus inoffensif, peut ainsi être vu, observé, sans qu'il ait donné son autorisation. Une suspicion est ainsi posée sur tout individu. Cela renforce le sentiment d'insécurité auquel adhèrent certains citoyens, parfois sans fondement réel. Une caméra en action est une intrusion dans la vie privée de chaque citoyen en mouvement dans l'espace public. Quelles sont les garanties offertes, sur la préservation de ces libertés fondamentales ?

    Indépendamment de ces questions et menaces, des dispositions légales existent. Elles sont consignées notamment dans l'article 5 de la Loi réglant l'installation et l'utilisation de caméras de surveillance. Le respect de ces dispositions est un minimum et ne doit pas empêcher un questionnement fondamental , tant sur la sécurité que sur la liberté.

    BERNARD THEIS

    N'hésitez pas à réagir à cet article, par un commentaire envoyé sur ce blog. Le sujet mérite débat.

     

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  • Le cambrioleur faisait la sieste...

    NB. C'est l'humeur-humour du jour...

    La lecture de la presse du jour, rituel aussi immuable que le café noir quotidien et les croissants du dimanche, révèle parfois quelques surprises, sur le plan tant du contenu que de la manière dont les faits sont relatés.

    Ainsi, "La Petite Gazette" du quotidien "Le Soir" de ce vendredi 12 septembre 2014 rapporte cette anecdote amusante. Un cambrioleur s'est assoupi sur un lit d'une maison qu'il était en train de "visiter". Non, ce n'est pas arrivé près de chez vous, mais en Floride, dans un patelin appelé Sarasota. Les mauvaises langues diront qu'il n'y a que les Américains pour faire des trucs pareils. Laissons-les maudire ces citoyens d'Outre-Atlantique tranquilles avec leur baraque.

    Bref, cambrioleur ou pas, le métier suggère parfois une bonne sieste...

    Mais ce qui est le plus comique et qui ne peut échapper à un observateur de l'usage de la (belle) langue française, c'est le "verrouillage" de ce minuscule articulet. Citons: "L'homme de 29 ans doit faire face à des accusations de vol dans un logement vide."

    Moralité: logement vide donc rien à voler, conscience tranquille. La petite sieste tranquille s'impose donc.

    Clin d'œilB. TH.

     

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