Le Débablaton(c) - Page 4

  • Couvin: les nouvelles promenades balisées, témoignage vécu

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    Couvin a inauguré récement son réseau de promenades balisées. Un projet, en route depuis "belle lurette", s'est enfin concrétisé. Mais est-il vraiment au point? Cette inauguration n'est-elle pas prématurée? Une citoyenne, Marianne Tittelbach, randonneuse avertie, l'a testé. Elle témoigne en adressant au blog "Le Couvinois", le texte suivant, pour publication. Le Débablaton l'accueille, non pas dans un but gratuit de critique facile, mais bien en vue d'une amélioration. Le débat est ouvert.

    Marianne Tittelbach: 

    "Tôt ce matin, avant les fortes chaleurs, armée de mes bottines de marche, de mon short et d'une bouteille d'eau, je me lance dans la découverte d'une des randonnées balisées sur Couvin. La promenade de la « justice ».

    Comme ce circuit passe devant chez moi, facile, je connais déjà un peu le tracé. Je l'ai tenté il y a quelque temps mais ai dû rebrousser chemin car la nature avait repris le dessus sur le macadam. Allez, go, on se lance ! Rue de la Justice, puis direction la petite route agricole qui mène à la rivière. Je suis enchantée de voir qu'on a dégagé la route et qu'on la recouverte de gros cailloux.... Je continue, heureuse de ne plus me faire « esquinter » par les orties et autres plantes urticantes...Le balisage est bien réalisé. Pas de souci. Je suis confiante. Cela ne dure pas, je me retrouve face à un dilemme. Le chemin s'arrête là. Un carré « bleu » m'indique que je suis sur la bonne route mais aucune direction. Tout droit, un champ, à droite une nature foisonnante qui ne mène nulle part. Je sais que sur la gauche existe un petit pont de fortune enjambant la rivière. Mais pour accéder à ce pont, je dois éviter les chardons de plus d'un mètre de hauteur, les orties, les ronces. Je regrette amèrement de ne pas avoir mis un pantalon plus long. On ne peut pas dire, en ce moment, que ma circulation sanguine est mauvaise au vu du nombre de piqûres. Je continue courageusement. Je ne vais tout de même pas rebrousser chemin et ce pont ne doit pas être loin. De fait, je le vois en mettant le pied, par hasard, dessus. Et oui, lui aussi, n'a pas été épargné par la nature sauvage. Traversée de cette dalle qui fait office de pont. Devant moi, à nouveau, des plantes sympathiques qui m'invitent à venir me faire piquer à nouveau. Un courageux randonneurs a tracé un « passage étroit » avant moi. Je m'y engage. Je protège mon corps comme je peux et je parviens enfin au croisement. Ouf ! Je suis persuadée que maintenant, ma balade, va être agréable. Comment aurait fait un touriste ? Heureusement que je connaissais déjà le parcours.

    Je continue mon périple sur un terrain herbeux mais praticable et puis, misère, devant moi: une petite mare recouvre le sentier. Impossible de passer sur la gauche ou la droite. J'évalue approximativement la profondeur de cette marre naturelle. Bon, le vendeur m'a certifié que mes chaussures étaient imperméables et prévues pour des bons randonneurs. Obligée de lui faire confiance, je pénètre dans cette eau sale et traverse en déséquilibre parfait l'obstacle.

    Le reste du parcours se faisant sur une route agricole, agréable, mais pas à l'ombre. Ca, je le savais.

    En résumé, après plusieurs années de promenades dans la région de Viroinval, je pense que la Commune aurait dû prendre un peu plus de temps avant de lancer la promotion des randonnées. Utiliser ce temps pour débroussailler entièrement le circuit, installer des planches de fortune en cas d'intempéries, trouver des sentiers forestiers ou pittoresques plutôt que des routes utilisées par de nombreux véhicules (cfr la promenade à Cul des Sarts la semaine dernière). J'ai bien peur, au vu de ces expériences malheureuses, qu'aucun suivi ne soit réalisé. Un parcours, ça se pense, ça se construit, ça s'entretient.

    J'espère que mes expériences, mes commentaires, aideront à améliorer le service proposé aux marcheurs. L'initiative est géniale et notre région est magnifique. Autant la mettre correctement en valeur."

     

    N'hésitez pas à commenter! Débattons, Débablatons!

    B.TH.

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  • Couvin: la lettre ouverte de Thierry Peltier concernant le mariage gay

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    Dans le contexte de la promulgation, en France, de la loi autorisant le mariage entre personnes de même sexe, Thierry Peltier, citoyen de Petigny (Couvin) avait écrit une "lettre ouverte à l'abbé Grosjean et à ceux qui le suivent." Cette lettre ouverte avait été publiée sur Médiapart.

    Compte tenu du souhait de l'auteur de voir cette lettre ouverte partagée, Le Couvinois la reproduit ce-dessous. C'est une porte ouverte au débat, dans le cadre du Débablaton, l'espace de parole libre du blog "Le Couvinois".

    Le Couvinois, qui se réclame du libre-examen, évite de se prononcer sur des questions religieuses, pendant que la religion est un sujet éminement privé. Sauf quand elle touche des problèmes qui concernent l'entièreté de la société civile. C'est bien le cas ici et, en dehors de toute considération religieuse, on peut être interpellé par l'humanité qui émane de ce texte. Voilà pourquoi il a sa place sur ce blog. Voici donc ce que Thierry Peltier a écrit. Comme le veut l'esprit du "Débablaton", il est reproduit dans son intégralité.

    "Monsieur l'abbé,

    Permettez-moi d'abord de me présenter. Je suis un catho de la base. Je vais à la messe tous les dimanches, je prie tous les jours, je participe aux préparations liturgiques dans ma paroisse. A ce titre, je fais partie du conseil paroissial.
    Je fais au moins une retraite chaque année. J'essaie de me mettre à la disposition des gens qui en ont besoin. Je suis marié. J'ai 6 enfants dont une adoptée et j'ai 4 petits enfants (avant la fin 2013, ils seront 7)... J'ai enseigné 36 ans dans une école libre des cours de math et de religion catholique. J'ai participé et je participe encore à des tas de mouvements chrétiens qu'il serait trop long de vous énumérer ici. Si je vous dis cela, ce n'est certainement pas pour me vanter ou pour vous "plaire", c'est simplement pour que vous voyez quelle genre de chrétien je suis.Je vous connais mal, forcément. Je sais que vous êtes très "actif" sur Twitter... Mais quand je vous pose des questions sur le même Twitter, je n'ai pas de réponse. Alors, je vais profiter de la possibilité de dépasser les 140 caractères pour vous parler plus longuement.Vous avez l'air de trouver tout à fait normal que l'Eglise intervienne dans la question du mariage gay qui en fait ne concerne pas l'Eglise. Pour l'Eglise, il n'y a pas de mariage entre deux personnes du même sexe. Et je suis d'accord avec ça. Mais de quel droit empêchez-vous deux non catholiques de même sexe de se marier ? Vous sortez de votre rôle grisé par un hypothétique "Printemps français" où les catholiques auraient eu un rôle prépondérant. Alors, vous commencez par critiquer le Gudd, le FN, Civitas, le Groupe Identitaire tout en sachant que sans eux, on ne parlerait pas tant de vous. Ces gens-là sont bons pour grossir le nombre de manifestants mais sont mauvais si on parle de casse. C'est chrétiens, ça, d'après vous ? D'ailleurs vous vous indignez des 293 arrestations qui ne concernent que ces groupes-là. Vous voulez sauver ce que vous condamnez. Est-ce cela le bien ? Puisque d'après vous il y avait 1 million de manifestants, les arrestations ne concernent donc que 0,0293 % des manifestants. Reconnaissez avec moi que c'est franchement peu si l'on fait une comparaison, comme vous le faites, avec les arrestations du Trocadero.Vous vous voyez déjà dans une chrétienté retrouvée, ardente, victorieuse... Mais M. l'abbé, ce n'est pas ce que le Christ vous demande. La chrétienté, c'est terminé. Parce que tout simplement les non-chrétiens ont aussi des droits. Nous pouvons vivre notre religion dans le sein de la société. Nous pouvons même, par notre témoignage, plus que par nos paroles, essayer d'évangéliser encore et encore. Mais nous n'avons pas le droit de diriger toute la société et nous n'aurons plus jamais ce droit-là. Il faut en faire votre deuil. Ou bien, comme moi, vous considérez ce fait comme une chance car dans une société démocratique les droits des chrétiens sont respectés.Venons-en à vos "arguments" contre le mariage homosexuel des non-catholiques. Vous dites que la base même de la société va être altérée, que c'est la porte ouverte à tous les abus et vous les citez : polygamie, zoophilie, mariages consanguins... Ecoutez : ici, en Belgique, il y a 10 ans que les homosexuels peuvent se marier. Venez voir, lisez la presse belge, fondez-vous dans la population belge. Rien de tous ces abus ne pointe à l'horizon. Ce ne sont que des fantasmes. Et si ces abus devaient un jour se réaliser, le mariage homo n'en serait pas plus responsable que toutes les composantes de la société. Vous voulez à tout prix présenter les homosexuels comme le bouc-émissaire idéal... Autrement dit, vous condamnez d'avance : vous faîtes un procès d'intention. Et ça, M. l'abbé, ce n'est pas chrétien du tout. C'est ce genre de procès qu'a subi Jésus-Christ. Reconnaissez avec moi que c'est la base même d'une vie de Chrétien. Imaginez qu’on dise que l’ordination d’un prêtre favorise la pédophilie !!!Vous parlez aussi beaucoup des enfants de ces couples du même sexe. Vous annoncez fièrement qu'ils ne seront sûrement pas tout à fait heureux, qu'il leur manquera ce qu'il faut pour atteindre le bonheur... etc. Là aussi, vous cherchez un bouc émissaire. Parce que des enfants malheureux, il y en a des tonnes pour le moment. C'est un enseignant qui vous le dit. Et ils appartiennent à toutes sortes de famille : famille unicellulaire, famille monoparentale, famille recomposée... Il n'y a pas un seul genre de famille qui est à l'abri de cette catastrophe. Et je vous le dis tout net : un couple homosexuel donnera une garantie que les autres types de familles ne pourront jamais donner tout à fait. C'est l'amour désiré : un couple de même sexe est obligé de passer par l'adoption pour avoir un enfant. J'ai moi-même fait tout le parcours du combattant pour adopter notre petite fille qui venait d'Haïti. Nous avons été interrogés à maintes reprises, nous avons fait l'objet d'un profil psychologique et d'un profil socio-culturel. C'est cela que feront les couples de même sexe qui voudront adopter. Et, comme pour les autres candidats adoptants, certains seront refusés. Ce qui n'est jamais le cas pour des enfants biologiques. C'est une belle hypocrisie, M. l'abbé, d'avancer vos arguments. Vous surfez sur la vague "mais où va-t-on ?" Alors qu'on y est déjà dans ce "où" !Pour encore mieux me faire comprendre, je vais faire une comparaison avec le divorce. Je l'avais fait en tweets, mais vous ne m'avez jamais répondu.Vous le savez, le divorce chrétien, cela n'existe pas. Or le divorce laisse derrière lui toutes sortes de dégâts bien visibles. Il y a parfois des enfants qui sont blessés à vie par le divorce de leurs parents. Il y a des adolescents qui se suicident parfois de cela. Quand donc descendez-vous dans la rue pour défendre ces enfants ???? Jamais ! Alors pourquoi le faites vous pour les futurs enfants hypothétiquement malheureux des couples de même sexe ???Vos arguments ne tiennent pas la route, M. l'abbé. Et vous êtes en train d'emmener des tas de chrétiens dans le mur de l'irraisonné ! Allez, je vous donne encore un exemple du manque de fondé de vos positions. Vous dites "un papa, une maman, pour chaque enfant". Dois-je vous rappeler ces multitudes de petites filles orphelines élevées dans des couvents de religieuses ? Ces enfants n'avaient "pas de papa" et sept ou huit mamans. L'Eglise elle-même organisait ces "familles" monoparentale et « polygames ». Maintenant, heureusement, un couple de même sexe, désirant un enfant, voulant l'aimer pourra le soustraire d'un orphelinat du Tiers-Monde et ce sera très bien ainsi.M. l'abbé, vous avez à faire un travail énorme avec les chrétiens. N'allez pas à l'extérieur faire "votre" loi. Venez en aide aux couples en détresse, aux enfants mal-aimés, allez visiter des couples chrétiens séparés, venez en aide à l’adolescent en rupture avec ses parent parce qu’il est homosexuel... parlez avec les homosexuels (il ne faut pas aller loin : le Professeur Van Meerbeeck, Docteur en médecine, Neuropsychiatre et Psychanalyste, professeur à l'Université Catholique de Louvain, a affirmé à la télévision belge que 70 % des prêtres sont homosexuels peu ou prou)... Faites du bien à ceux qui vous donnent leur confiance... N'empêchez pas les non-chrétiens à construire leur propre bonheur... Je pense que l'Evangile que vous annoncerez alors sera bien plus beau à leurs yeux…Pour terminer cette lettre, je vous invite à lire le petit passage biblique que propose les Vêpres de ce jour : 1 Jean 3 : 17-18Celui qui a de quoi vivre en ce monde, s'il voit son frère dans le besoin sans se laisser attendrir, comment l'amour de Dieu pourrait-il demeurer en lui ?Mes enfants, nous devons aimer, non pas avec des paroles et des discours, mais par des actes et en vérité. (Clin d’œil de celui qui nous aime infiniment)

    Thierry Peltier"

     

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    B. TH.

     

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  • Couvin: faut-il écrire "Bocq" ou "Boc" ?

    Couvin,

    Le décès d'Yves Antoine (cf. notre récent article) nous donne l'occasion de nous interroger sur la graphie du surnom qui qualifiait cette figure couvinoise. Si l'on en juge par les réseaux sociaux, où ce décès a été largement commenté, on doit écrire le "Boc". Le faire-part glissé dans les boîtes aux lettres couvinoises nous indique "Bocq".

    Evidemment, il n'y a pas à polémiquer à propos d'un terme sans doute d'origine exclusivement orale, qui s'est retrouvé dans la langue écrite. Mais une récente rencontre invite "Le Couvinois", le blog qui vous dit quoi, à apporter son petit grain de sel dans l'histoire.

    Car selon cette rencontre, Yves Antoine tiendrait ce surnom du fait que ses ancêtres étaient charpentiers et qu'ils se déplaçaient sur les charpentes avec une agilité digne d'un écureuil. Or, en wallon, un écureuil, c'est un boc.

    Nos deux ouvrages de référence, à savoir le Dictionnaire du wallon du Viroin et de sa région de Philippe Antoine et le Dictionnaire illustré et encyclopédique des patois de Fagne et de Thiérache de Pierre Defagne écrivent à l'unisson: "boc" pour signifier écureuil, à cette petite nuance près que M. Defagne ajoute une apostrophe en fin de mot: boc'. Mais c'est peut-être pour rappeler qu'un écureuil a une queue! Clin d'œil

    Si vous avez une idée à ce sujet, si vous connaissez de manière plus précise l'origine de ce surnom, n'hésitez pas à commenter cette note, dans le cadre du "Débablaton", l'espace de parole libre du blog "Le Couvinois".

    B. TH.

     

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