Le Débablaton(c) - Page 5

  • La désignation politique à Couvin: c'est le tube de l'été ?

    couvin,politique

    NDLR: billet d'humeur avec des infos ! 

    La Ville de Couvin , par son collège communal, vient de désigner, à un poste d'agent administratif, une personne qui, à l'examen, n'a même pas été classée dans les trois premiers. Un  mandataire de l'opposition, observateur à l'examen, a clamé sa désapprobation. La presse s'en est emparée, tombant sur ce fait comme la vérole sur le bas-clergé. Ils sont terribles, ces journalistes. Il fallait bien qu'il trouvent quelque chose, lassés qu'ils sont de commenter les mêmes potins: le bon roi Albert II qui s'en va, Philippe le maladroit qui s'en vient, les chapeaux de Mathilde ou de Paola ou les frasques de Laurent; dans un autre registre, le soleil ne fait plus la pluie et le beau temps dans les  labyrinthes des rédactions, car depuis qu'il s'est installé au chaud, il n'intéresse plus. Reste le tour de France. Dopé ou pas, c'est toute la question... Le Ventoux à tout vent, ça marche, mais on s'en lasse.

    Alors Couvin, et bien c'est l'occasion unique de trouver quelque chose d'original, de faire la différence. Le hic, c'est que tout le monde en parle. Couvin a même les honneurs de nos grandes chaînes de télévision: RTL ou RTBF étaient sur le coup. Bientôt, il y aura des véhicules à antenne sur la place Piron, tellement cette nouvelle apparaît comme un scoop. C'est le tube, le buzz dit-on maintenant en langage "multimédia polyglotte", de l'été.

    Avec une certaine candeur que l'on assimilera volontiers à de la maladresse, le bourgmestre Raymond Douniaux a avoué qu'il s'agissait bel et bien d'une désignation politique. Son détracteur, Francis Saulmont en l'occurrence, a juré les grands dieux qu'on ne l'y reprendrait plus et qu'il n'apparaîtrait plus comme figurant dans un scénario selon lui tellement mal ficelé.

    Notre connaissance de la vie politique nous permet de remémorrer certains faits avant de conclure. A l'issue des élections communales de 1988, les "bleus" et les "rouges" couvinois, mixés dans une majorité donc violette, s'étaient bien entendu: la désignation d'un(e)secrétaire communal(e) reviendrait au libéraux, tandis que la désignation d'un(e) secrétaire CPAS serait le privilège des socialistes. La politisation des désignations, à des postes autrement importants qu'un employé du service population, s'était inscrite dans les accords, ceux-ci n'ayant pas un caractère public. Et dans la commune d'à côté, cette belle commune modèle de Viroinval, il y a de cela quelques paires d'années, on avait trouvé une autre astuce: buser tous les candidats à l'examen oral, sauf un. Les buseurs obéissaient, yeux fermés et consciences tranquilles, aux injonctions venues de plus haut. Oui Messieurs Dames, les "petites mains" servent aussi à signer.

    Il est vrai que depuis, et avec les déviances bien plus immondes et bien plus coûteuses qui ont été épinglées dans certaines villes, l'on a inventé les termes de "bonne gouvernance", sans donner à cette noble intention les moyens de se faire appliquer... Car jusqu'à présent, on n'a pas trouvé le moyen de contraindre les politiques à raisonner autrement qu'en termes politiques, donc électoralistes, donc clientélistes.

    "Le Couvinois" doute que Couvin soit la seule dans ce cas. Il pense même que ce qui a été dénoncé à Couvin se pratique dans toute autre commune, peut-être il est vrai de manière moins "commune".

    Ce qu'il faut, puisque les hommes sont ce qu'ils sont, c'est rendre impossible de tels agissements. Deux propositions.

    1. Un concours devrait être systématiquement organisé pour tout poste au sein d'une administration. La différence entre concours et examen? Dans le cas d'un concours, l'employeur est contraint de suivre l'ordre du classement.

    2. Ce concours devrait être organisé par un sélecteur indépendant. Un genbre de Sélor à l'usage des communes. Pourquoi pas le Sélor lui-même, d'ailleurs.

    Ces dispositifs présenteraient l'avantage de tirer le recrutement vers un haut niveau de qualité qui bénéficierait aux communes. La qualité du travail ainsi acquise profiterait aux citoyens et la couleur politique ne serait plus le seul critère à prendre en compte.

    Mais une commune vraiment au service des citoyens, et avant tout à leur service, n'est-ce pas de l'utopie ? Les faits semblent l'indiquer mais... Gageons que non!

    BERNARD THEIS

     

    Lien permanent Catégories : Couvin: quoi de neuf?, Humeur, humour et grognes, Le Débablaton(c), Politique locale et régionale 0 commentaire
  • Le Débablaton (c), VOTRE espace de parole libre sur le blog "Le Couvinois"

    Bandeau Débablaton.jpg

     

    Un nouveau commentaire vient d'être posté sur votre blog à la suite de la note Le Débablaton (c): un espace de parole libre sur le blog "Le Couvinois" :

    "Il était une fois… Non, cette histoire n’a rien d’un conte de fée. Pourtant, il était une fois un prince dans un pays confetti … Oh! La dolce vita: châteaux, yachts, voyages, serviteurs, cour, réceptions et autres missions à l’étranger… Une vie de rêve et pourtant… Il s’ennuyait à mourir et s’en alla chercher le peps qui manquait à son ordinaire : une maîtresse ! Et ils vécurent une si belle histoire d’amour qu’ils en conçurent une petite fille ! Cachez cet enfant que nous ne saurions voir lui dirent en chœur ses sinistres conseillers… Le bon prince obtempéra et vit sa fille en cachette… Elle l’appelait « Papillon », un petit nom bien trop gentil pour un homme qui manquait à son élémentaire devoir de reconnaissance paternelle. La petite grandit et le papillon s’envola, piqué au vif par la plume d’un scribouilleux fort peu monarchiste. Entretemps, le prince devint roi de son petit pays… et la petite, devenue femme fit parler d’elle… Son géniteur clôt le chapitre : « ma femme et moi nous sommes remémorés une période difficile de notre vie ! ». Ainsi nomma-t-il son enfant ! Quelle élégance de la part du chef et quel exemple : taire, oublier, écrabouiller, réduire à néant la vie de son propre enfant. D’autres la nommèrent affaire, casserole, fille cachée ou illégitime et autres joyeusetés. Sourd, il est resté sourd aux appels de sa fille qui demandait juste un mot de reconnaissance. Lâche il choisit de se taire. Alors, Monsieur, vous qui quittez votre trône, vous Nous honoreriez, Nous, vos chers concitoyens, en reconnaissant votre enfant, enfin. Ayez enfin un geste authentique d’humanité et d’amour. Car tous ceux qu’on vous attribue n’ont été que de façade puisque vous avez manqué à votre plus élémentaire et prioritaire devoir, celui d’être père de votre enfant. Et puis tirez votre révérence, définitivement."

    Ce commentaire a été posté par Anne Boulet.

    Lien permanent Catégories : Le Débablaton(c) 0 commentaire
  • Le Débablaton (c): un espace de parole libre sur le blog "Le Couvinois"

    Vous avez certainement des choses à dire, des idées à proposer, des suggestions à formuler... L'envie de partager vos pensées, ou de contribuer au développement de votre région au sens très large. Des situations vous indignent,  vous avez envie de clamer votre déception, de dire votre révolte... Ou bien d'émettre votre approbation, saluer une bonne nouvelle...

    Voici le Débablaton ©, sur le blog Le Couvinois. Celui-ci a l'habitude vous dire quoi, mais cette fois, c'est vous qui allez dire quoi par l'intermédiaire de ce blog. Vous vous adresserez ainsi à un large public régional.

    Qu'est-ce qui sera admis sur le Débablaton © ? Tout, ou presque... Conscient de sa responsabilité (juriquement réelle et "sociétale"), Le Couvinois vous propose quelques règles. Si celles-ci sont observées, il s'interdira la censure.

    Merci donc...

    -De ne pas utiliser le Débablaton © comme un moyen de régler des comptes vis-à-vis d'une autre personne et de ne pas considérer le Débablaton © comme outil de délation.

    -De privilégier des textes ayant un rapport avec la région de Couvin (au sens large, le sud de l'Entre-Sambre et Meuse tant namuroise qu'hennuyère) ou relatifs aux incidences de situations extra-régionales sur la région.

    -De vous interdire toute conception et écrit au caractère raciste, xénophobe, ou de refléter des idées liberticides, notamment celles développées par les extrémistes de tout acabit.

    -De respecter les personnes dans leur intégrité et dignité. Les idées, par contre, sont émises pour être approuvées, propagées, commentées, appréciées ou au contraire, contestées, améliorées, rejetées... Positives ou négatives, les idées sont prétextes à des débats.

    -De ne pas utiliser le Débablaton © comme outil de publicité électorale. Les sujets de politique générale ou régionale sont admis et même souhaités.

    -Un avantage sera réservé aux écrits qui suscitent d'autres réflexions, d'autres idées, de manière  à justement susciter le débat et l'enrichir.

    Le Couvinois se réserve le droit, strictement formel, de corriger les fautes d'orthographe qui apparaîtraient dans un texte à publier sur le Débablaton ©. Il s'interdit, par contre, de toucher au fond.

    Comment publier?

    Utilisez le formulaire de commentaire associé à la présente note

    ou

    Envoyez votre texte par mail, ou en fichier attaché, dans un message adressé à b.theis@swing.be. Cette possibilité est une nécessité dès lors que votre texte est accompagné d'images fixes ou animées.

    Le Débablaton © vous est ouvert. Il vous attend. Vous auriez tort de ne pas en profiter!

    BERNARD THEIS

     

    Lien permanent Catégories : Le Débablaton(c) 1 commentaire