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  • Les Magritte du cinéma: Couvin a de quoi se réjouir (au moins) deux fois !

    Les Couvinois ont de quoi se réjouir deux fois, voire même trois, voire même davantage, suite à la cérémonie des Magritte du Cinéma, qui s'est déroulée ce samedi 2 février.

    Lucas Belvaux est un peu d'ici, bien qu'il ait émigré depuis longtemps à Paris. Ce n'est pas une raison pour renier ses origines et pour ne pas saluer au passage sa maman, Anny Hologne, habitante bien connue de Couvin. Ce samedi soir, Lucas Belvaux a été récompensé d'un Magritte du meilleur scénario pour son magnifique film "38 témoins".
    Outre le fait qu'il contienne en quelque sorte un peu de Couvin, ce film fut le premier projeté à Couvin de la série "Hors-Cadre, une autre lecture du cinéma" initiée par le Centre Culturel Christian Colle en partenariat avec le Ciné-Ecran et le réseau des bibliothèques publiques.

    Mais ce n'est pas tout...

    La cérémonie de ce samedi a aussi consacré doublement le film "Mobile Home" du sympathique réalisateur François Pirot. Anne-Pascale Clairembourg est gratifiée d'un encourageant Magritte du Meilleur Espoir Féminin, tandis que Coyote, Renaud Mayeur, François Petit et Michaël de Zanet reçoivent le Magritte de la meilleure musique. Et il se fait que, ce jeudi 31 janvier, "Mobile Home" était le second film projeté à l'Ecran dans la série "Hors Cadre".

    Depuis quelques années, le cinéma belge, sous l'impulsion des Dardenne, Dequenne, Mariage, Poelvoerde, Belvaux, Gillain et autres Pirot (pour ne citer que ceux-là, parmi d'autres), est synonyme de grande qualité. Du cinéma sérieux mijoté par des gens que ne s'y prennent pas (au sérieux) et qui restent accessibles. François Pirot, présent jeudi à Couvin, en a fait la démonstration en toute simplicité.

    Le Centre Culturel Christian Colle, le Ciné-Ecran le réseau des bibliothèques de Couvin ont vu juste en programmant ces deux films... A quand une prochaine étape, celle du tournage d'un "grand film" dans la région couvinoise?

    BERNARD THEIS

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  • Couvin: Lucas Belvaux, meilleur scénario aux Magritte

    Du Couvin positif en plein! Les Magritte récompensent Lucas Belvaux pour le scénario du film "38 témoins". Rappelons que Lucas est le fils de Lucien Belvaux et d 'Anny Hologne, Couvinoise bien connue, marraine de l'opération "Hors-Cadre, une autre lecture du cinéma", initiée par  un partenariat positif entre le Centre Culturel Christian Colle de Couvin, le Ciné-Ecran et le réseau des bibliothèques publiques de Couvin.

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    Couvin positif 2013.JPG 

    (photo montage Bernard Theis)

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  • Exil fiscal des Français: et si Depardieu venait à Couvin ?

     (Billet d'humeur)

    On fait beaucoup de cinéma avec Gérard Depardieu, ces derniers temps. Ne voilà-t-il pas que cet Obélix, lassé de laisser une partie de son immense fortune à l'état français, compte aller habiter Néchin. Si si, il a déjà fait connaissance avec les cavistes du coin et goûté la cuisine des restaurants locaux.

     

    Mais Néchin, où c'est ça? Ploegsteert, on connaît, mais Néchin... Néchin, c''est comme Alésia: où c'est ça? Néchin, connais pas! Un vrai bled au pays des ploucs. Un village perdu dans la commune d'Estaimpuis, entité plus connue par les vestons bariolés, rose dominant, de son bourgmestre Daniel Senesael. Par ailleurs un excellent mayeur, paraît-il. Il a tout intérêt: avec des Mulliez (famille propriétaire de la chaîne Auchan et ses satellites) et des Depardieu, ça vaut mieux. Autant d'ailleurs éviter la colère d'Obélix. Quand, fâchés, les lamas crachent, lui, il pisse!

    Mais enfin, Néchin...
    N'importe quoi!

    Plutôt que d'aller se perdre dans ce vrai bled au pays des ploucs, pourquoi ne pas choisir le fin fond de l'Entre-Sambre et Meuse? Je connais une commune faite d'irréductibles, ou Obélix Depardieu se sentirait comme un roi. Un vrai seigneur. Une authentique vedette. Pas un minable.

    Cette commune, c'est Couvin.

    Des cavistes, il y en a. Des restos, il y en a. L'aéroport est à 40 kilomètres à peine... Il y a même des sangliers, dans la vaste et touffue forêt d'Ardenne. Plusieurs villes françaises sont à un saut de puce: Charleville, Reims, Châlons, Valenciennes, Lille...Et dans quelques années peut-être, il y aura l'autoroute, axe international reliant Marseille à Rotterdam. Luxembourg n'est pas bien loin non plus mais, chut, il ne faut pas encourager l'exil fiscal, ce n'est pas dans les habitudes des Belges...

    Bref, Couvin, ce serait bien. Les sangliers, les vins savoureux et les bons restos, ce ne sont jamais que des extras, les petits plaisirs que l'on s'offre après avoir arrondi ses fins de mois. Ce n'est pas ça qui fait une vie. A Couvin, sans être chauvin -pour cela, battre les Français, c'est du registre de la mission impossible- il y a bien plus que cela.

    Un paysage d'abord, unique, vert, lumineux... Rien à voir avec la grisaille du Nord ou la monochromie insignifiante d'Estaimpuis/Néchin.

    Un patrimoine ensuite:  une nature préservée, des villages homogènes, des immeubles de qualité: vous avez vu où il crèche à Néchin, Depardieu? On peut lui offrir mieux que cela, assurément. Il n'y a pas de vignobles, mais il y a des châteaux. Et, s'il faut, des aubettes de douane à recycler!

    Et puis, surtout, à Couvin, il y a des gens. Surtout des gens. Des gens qui ont eu l'habitude de travailler la terre, de battre le fer, de façonner le bois, d'en tirer des merveilles de renom. Des gens qui n'ont pas besoin de mettre des vestons rose bonbon pour se faire aimer. Des gens qui, puisqu'ils ont connu l'exil face à un dictateur à moustache venu contrôler la campagne de France, seraient capables d'accueillir à leur tour des exilés, fussent-ils fiscaux. Les Couvinois savent accueillir, privilégiant la qualité des humains à leur fonction ou leur renommée. Il y a un sens de la fête, pour quelqu'un qui aime ripailler avec ses copains. Il y a du bon sens chez ces gens, un bon sens pétri dans la terre et élevé au bon air de la campagne. Et, même s'il n'y a pas vraiment de vedettes, il y a des créativités, qui s'excellent dans de nombreuses disciplines, depuis les énergies alternatives jusqu'à l'e-communication, en passant par la musique, la chanson, la peinture, le cinéma documentaire, l'écriture et d'autres formes d'expression qui sont déjà en cours d'invention.

    La preuve que la région attire: elle a déjà séduit des Français pas du tout moyen. Souvenons-nous: Bernard Tapie qui débarque à Couvin, déclarant "Donnay ne sera pas la seule entreprise belge à qui je ferai l'amour". Dodo la Saumure lui a répliqué: il a aussi fait une incursion dans Couvin, en ouvrant une boutique dans  la grand-rue de Brûly, tout près de la frontière.

    Bref, Couvin, c'est bien. Peut-être -n'est-ce pas là que le bât blesse?- y-a-t-il trop de discrétion, de fatalisme. Ces Couvinois de bon sens, courageux, inventifs et accueillants, n'ont pas toujours une conscience positive de ce qu'ils ont et, surtout, des belles valeurs qu'ils portent en eux. Les Couvinois n'ont pas besoin de châteaux réputés, de breuvages inaccessibles, de poissonneries de luxe: ils sont eux-mêmes leur richesse. Qu'ils y croient !

    Tout cela n'a rien à voir avec Néchin. M. Depardieu, venez donc à Couvin! Et n'oubliez pas de payer vos impôts, par solidarité!

    BERNARD THEIS

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