histoire

  • Histoire locale: le 211e numéro de "Au Pays des Rièzes et des Sarts" sort de presse

    Chère aux amateurs d'histoire locale du sud de l'Entre-Sambre et Meuse tant belge que française, la revue trimestrielle "Au Pays des Rièzes et des Sarts" publie son 211e numéro. Son contenu en intéressera plus d'un, de part et d'autre de la frontière franco-belge.

    Le numéro 211 de "Au Pays des Rièzes et des Sarts" s'ouvre sur "Une reconstitution originale de la bataille de Rocroi". Celle-ci s'est déroulée le 19 mai 1643 mais l'article de Marie-France Barbe ramène le lecteur en 1729. Cette année-là, autorités et populations sont amenées à fêter la naissance d'un Dauphin, le 4 septembre. A Rocroy, l'on procéda à la reconstitution d'un épisode précis de la bataille, celui où les Espagnols, qui assiégeaient la place-forte, furent repoussés par la garnison aidée par les "Rocroyens". Cette reconstitution est relatée dans les détails par un courrier de l'époque. Ce bel article est aussi l'occasion d'épingler l'utilisation de bâtisses de la ville fortifiée, en ce compris certaines aujourd'hui disparues.

    Le lecteur est ensuite transporté au sein de la famille Woltèche apparue à Gonrieux en 1707 et restée fidèle à son terroir. L'auteur, Jean-Marie Courtois, évoque spécialement la vie de l'abbé Eugène Woltèche (1915-1982), natif de Rièzes, qui fut désigné vicaire à Jemeppe-sur-Sambre avant de devenir titulaire de paroisses de Rechrival et de Ville-en-Warêt, tous endroits qu'il marqua de son passage. Une note sur l'origine du nom "Woltèche" complète la biographie.

    Autre "tranche de vie", celle du Docteur Michel Sobanska, qui vient de cesser définitivement son activité professionnelle, le 31 décembre 2012. C'est le maire de Rocroi, qui mettra également fin à son mandat l'an prochain, après 37 années d'investissements au profit de la population locale: c'est ce que racontent Madame Germaine Demon-Christel et son fils Jean-Claude.

    Emile Dominique évoque ensuite ses souvenirs de l'école professionnelle technique de Couvin, qu'il fréquenta de 1947 à 1950.

    Pour continuer le lecture, la suite de la vie à L'Escaillère est proposée par Dominique Lion. Il relate les "moments savoureux pour les Escaillons": le Nouvel An, le tour  du village des enfants au moment du Mardi-Gras, le théâtre, des mariages, des fêtes... De belles histoires, dont la suite sera contée dans les prochains numéros.

    Les lecteurs sont ensuite invités à Signy-le-Petit, dont les autorités ont publié il y a quelques années une nomenclature des hameaux et écarts des Ardennes. L'article d'Emile Dominique présente les sites retenus et le visage qu'ils présentaient il y a plus de 30 ans.

    Comme l'écrit bien Régis Marée, il y a entre Couvin et le Tour (cycliste) de la Province de Namur une vraie histoire d'amour: sur 66 éditions, la course cycliste fait étape 18 fois à Couvin. C'est l'occasion pour certains cyclistes du cru de se distinguer. Les étapes couvinoises de 1950 à 1979 sont racontées et illustrées dans cet article qui en appelle d'autres.

    Deux personnages disparus récemment sont honorés dans les deux billets qui suivent, rédigés par Marie-Paule Lemaire: Jean Nicolas, menuisier à Brûly-de-Pesche décédé ce 15 avril 2013, et Roger Bataille, le dernier ancien combattant et boulanger-pâtissier de Cul-des-Sarts, mort le 29 juin 2012.

    La lecture de ce numéro 211 se terminera par un courrier des lecteurs, bien illustré de photos récentes prises à Agen, où coule le Canal des Deux Mers, oeuvre de Pierre Paul de Riquet, de la famille princière de Chimay.

    Le numéro 211 de la revue "Au Pays des Rièzes et des Sarts" est disponible dans les librairies de la région (Le Furet à COUVIN, Meubles Marée à CUL-DES-SARTS, Librairie Saint-HUBERT à PESCHE et Maison de la Presse à ROCROI). On peut aussi l'obtenir, au prix de 7 €, au secrétariat de la revue, Fonds de l'Eau, 2 à 5660 Couvin, tél. 060 34 53 92. La cotisation annuelle donne droit aux quatre numéros annuels de la revue. Montant ordinaire: 22 €. Montant de soutien: ad libitum.

    Illustrations ci-dessous: la citadelle de Rocroi, aujourd'hui disparue; le cabaret à L'Escaillère (photo PRS)

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  • Couvin: on a découvert des tombes gallo-romaines (exclusivité)

    Couvin vestiges nécropole galloromaine site Patigny 31 juil 2013 (4).JPGLes chantiers de construction ou d'assainissement réservent parfois quelques surprises. C'est le cas dans un site de Couvin -par sécurité, Le Couvinois ne donnera pas davantage de détails quant à sa localisation précise- où une nécropole gallo-romaine vient d'être découverte.

    Il y a quelques semaines, le préposé à la surveillance des lieux (propriété d'une société néerlandophone) avait eu son attention attirée par des formes inhabituelles se distinguant dans la paroi d'une excavation. Cherchant davantage, il a remarqué un vase en relativement bon état incrusté dans la paroi et découvert une coupelle en sigillé et des fragments de grandes cruches. Finalement, le Service Public de Wallonie, plus précisément le Service de l'Archéologie en Province de Namur s'est rendu sur place et a repéré d'autres élements dignes d'intérêt. La nécropole daterait du deuxième ou du troisième siècle de notre ère.

    "C'est ce qu'on appelle une découverte fortuite", nous a expliqué Pierre-Hugues Tilmant, du Service de l'Archéologie. Ce mercredi 31 juillet, il était sur place à Couvin avec ses deux collègues Marcel Bourguignon et Julien Saint-Jean, chargés du laboratoire du service de l'archéologie. Par les fragments découverts de céramique et d'ossements partiellement carbonisés, ils confirment sans équivoque la nature gallo-romaine des deux sépultures découvertes. L'une est cependant quasiment complètement détruite, probablement à la suite de travaux antérieurs.

    Mais comment expliquer la présence d'une nécropole Couvin vestiges nécropole galloromaine site Patigny 31 juil 2013 (1) gros plan.JPGà cet endroit? Pierre-Hugues Tilmant: "A cette époque gallo-romaine, les nécropoles étaient le plus souvent aménagées en-dehors des agglomérations et le long des voies de communication. Ce sont des tombes à incinération. Dans la mieux préservée des tombes, on a découvert des fragments d'au moins quatre vases, ainsi que d'autres fragments, notamment d'ossements qui n'ont pas été entièrement carbonisés, compte tenu des techniques d'incinération de l'époque, sur un bûcher. Un des vases est particulièrement bien conservé (ndlr: photo ci-dessus). Tous ces fragments vont être vidés, nettoyés, photographiés, dessinés et analysés, ils pourraient nous livrer des renseignements intéressants, comme l'âge ou le sexe des défunts. De  manière générale, nous allons sauvegarder un maximum de ce qui peut l'être et nous ferons un suivi de chantier, restant en alerte et à l'écoute de toute autre découverte. Il est vraisemblable que d'autres tombes existent dans les parages."

    Cette découverte fortuite, qui a été signalée au propriétaire des lieux, ne menace pas les travaux en cours dans ce changobelet Couvin.JPGtier. Elle indique la présence d'humains à Couvin à cette époque et ce, 123 ans après une découverte particulièrement intéressante au "Trou Bodet" (aujourd'hui la rue Adolphe Gouttier). On y avait retrouvé en 1890 un gobelet à décor de course de chars, daté de la seconde moitié du premier siècle de notre ère. Un document quasiment unique, qui a d'ailleurs fait l'objet d'un exposé détaillé lors de la Journée d'Archéologie Romaine 2011. Pour lire cet exposé, cliquez ici et rendez-vous aux pages 47 à 52.

    A notre connaissance, aucune découverte significative relative à cette époque n'avait été faite depuis lors à Couvin. La "découverte fortuite" de ces derniers jours relancera peut-être l'intérêt des archéologues et historiens à fouiller le passé du Couvinois.

    (Photo: le gobelet de Couvin, (c)KIK-IRPA, Bruxelles, J.-L. Elias.)

     

    BERNARD THEIS

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  • Avec "Au Pays des Rièzes et des Sarts": tout fait farine au moulin de l'histoire locale

    Le n°210 de la revue trimestrielle "Au Pays des Rièzes et des Sarts" vient de sortir de presse. Le titre de cette note n'est pas anodin. Dans ce numéro 210, il est notamment question d'un "Plaidoyer pour le sauvetage de l'unique moulin à vent de la Fagne wallonne", sous la plume érudite et déterminée d'André Colonval.

    Tromcourt vieux moulin.JPGC'est bien évidemment du moulin de Tromcourt qu'il s'agit. Un des rares moulins de plaine du pays, qui au fil du temps, dépérit. L'article est magnifique de précisions, d'explications géographiques et techniques, de contextua-
    lisation. Il est aussi riche d'illustrations. Et il s'agit bien d'un plaidoyer pour sauvegarder, réhabiliter et pérenniser ce bâtiment rare, témoin de l'histoire et de l'activité des hommes. L'auteur formule différentes suggestions, à commencer par un classement en qualité de monument historique. La constitution d'une association de sauvegarde, ainsi qu'un appel au mécénat privé, constituent de bonnes pistes en vue d'une valorisation du bâtiment. Puisse ce plaidoyer être apprécié à sa juste valeur. "La réhabilitation et la mise en valeur de ce patrimoine participent à la conscience collective d'appartenance à une région et à ce titre, les actions de protection doivent prendre une place importante dans les opérations menées par les pouvoirs publics."

    Cette 210e livraison de la revue "Au Pays des Rièzes et des Sarts" est gratifiée de plusieurs autres articles de grand intérêt. Ainsi, l'on sait l'importance de la douane dans la vie quotidienne jusque l'abolition des frontières au sein de l'Europe. Et dans ce cadre, "Il était une fois... Les douanes françaises". L'article est signé du vice-président de la revue, Noël Depoix. C'est qu'ils avaient du travail, les douaniers, surtout que les contrebandiers ne relâchaient pas leur activité lucrative. L'article est fort complet, les douanes françaises y étant expliquées, commentées, illustrées.

    Il y eut jadis des Cosaques dans nos régions. Marie-France Barbe nous le rappelle, évoquant un morceau d'histoire en 1814.

    Ensuite, qui aurait pu croire que le football aurait une place dans une revue d'histoire régionale? Bien sûr, si ce sport bénéficie d'un engouement particulier dans un village, comme ferment de la vie associative locale et prétexte à lien social. C'est le cas à L'Escaillère, où "le foot" a conquis ses lettres de noblesse dès 1956. Dominique Lion nous le rappelle et raconte.

    Enfin, Arthur Boulvain signe la suite des Bourgeois de Couvin au XVIIIe siècle. "N'est pas bourgeois qui veut", dit-on souvent. Au XVIIIe siècle, c'étaient encore plus vrai, car l'accession au titre de "bourgeois" résultait d'un serment.

     

    En pratique

    Ce numéro 210 est donc disponible. Diverses libraiires de la région couvinoise et chimacienne le proposent en vente au prix de 7 €. La meilleure formule pour se procurer la revue est de s'abonner: 22 € la cotisation ordinaire, ad libitum la cotisation de soutien. S'abonner? Voici comment...

    -Pour la Belgique: chaussée de l'Europe, 17, 5660 Couvin (Cul-des-Sarts). Banque: IBAN BE79 0680 4599 8033. Tél 060 37 71 87.

    -Pour la France: M. Noël Depoix, Regniowez, 08230 Rocroi. Banque postale Paris compte 10 688 97 A020. Tél 03 24 54 14 18.

    Site internet: http://www.riezesetsarts.be

    BERNARD THEIS

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