humeur

  • Le cambrioleur faisait la sieste...

    NB. C'est l'humeur-humour du jour...

    La lecture de la presse du jour, rituel aussi immuable que le café noir quotidien et les croissants du dimanche, révèle parfois quelques surprises, sur le plan tant du contenu que de la manière dont les faits sont relatés.

    Ainsi, "La Petite Gazette" du quotidien "Le Soir" de ce vendredi 12 septembre 2014 rapporte cette anecdote amusante. Un cambrioleur s'est assoupi sur un lit d'une maison qu'il était en train de "visiter". Non, ce n'est pas arrivé près de chez vous, mais en Floride, dans un patelin appelé Sarasota. Les mauvaises langues diront qu'il n'y a que les Américains pour faire des trucs pareils. Laissons-les maudire ces citoyens d'Outre-Atlantique tranquilles avec leur baraque.

    Bref, cambrioleur ou pas, le métier suggère parfois une bonne sieste...

    Mais ce qui est le plus comique et qui ne peut échapper à un observateur de l'usage de la (belle) langue française, c'est le "verrouillage" de ce minuscule articulet. Citons: "L'homme de 29 ans doit faire face à des accusations de vol dans un logement vide."

    Moralité: logement vide donc rien à voler, conscience tranquille. La petite sieste tranquille s'impose donc.

    Clin d'œilB. TH.

     

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  • Couvin: plutôt que se montrer chauvins, réagissons et positivons !

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    N.B. Ceci est un billet d'humeur basé sur un  fait d'actualité

    Lors de leur récente réunion, ce jeudi 29 août, les conseillers communaux de Couvin se sont offusqués. Une carte touristique présentant la grande forêt de Thiérache, de Sivry-Rance à Doische, ne mentionne Couvin qu'en tout petits caractères... Sivry, Rance, Chimay, Nismes, sont en caractères plus prononcés, gras et colorés, tandis que Couvin est mentionné au même niveau que Brûly-de-Pesche, Forges, Macon, Doische et de nombreuses autres localités: en caractères maigres et petits.

    Pour les mandataires couvinois, c'est un scandale. La fierté de Couvin est atteinte. De là à penser que c'est un coup monté, voulu par quelque Chimacien, Chevrotin ou Viroinvalois, il n'y a qu'un pas...  Qui n'a d'ailleurs jamais été franchi!

    Cette hypothèse de "coup monté" n'est pas impossible, mais Le Couvinois, le blog qui vous dit quoi, n'y croit pas trop. Cela voudrait dire qu'il y aurait un complot contre Couvin. Est-ce bien raisonnable de penser ainsi? Sur quelles bases et au nom de quoi?

    Le Couvinois, le blog qui vous dit quoi en revendiquant sa pensée libre, se propose d'émettre une autre hypothèse suggérant à la fois le débat et, surtout, la réaction...

    En effet, si un cartographe n'a pas cru bon de mentionner Couvin au titre égal de Chimay, Nismes, Sivry ou Rance, c'est que rien ne lui a sauté aux yeux, rien ne lui est venu à l'esprit, qui l'aurait amené à considérer Couvin au même titre de respect que les autres communes ou localités.

    Le nom de Chimay est automatiquement associé à du positif: c'est la bière, le fromage, le château, la place rénovée correctement et vivante, ce sont des animations touristiques variées et agréables, susceptibles d'attirer l'extérieur et de renforcer les liens à l'intérieur... Bien sûr, Couvin a aussi une bière, la Super des Fagnes, mais allez donc savoir que c'est une bière "couvinoise", elle pourrait être spadoise, ce serait même plus logique, compte tenu de l'ambiguïté entre "Fagnes" et "Fagne"... Bien sûr, Couvin, à défaut de fromage de renom, a aussi ses spécialités gastronomiques, mais ne me dites pas que le terme "andouille" redore le blason de la cité des Pansards, même si la préparation y est d'une saveur exceptionnelle. Bien sûr, Couvin a une place rénovée, mais les jets d'eau n'y fonctionnent pas et l'immense espace central apparaît tristement vide, sans âme, sans vie. Et puis, la réputation de Couvin... Des gens qui ont difficile à s'entendre, dont on ne parle qu'en termes de projet de contournement contesté, de pompiers non-rétribués, de procès en tribunaux et vice-versa, de secrétaire communale écartée, de commandant des pompiers condamné, de mauvais fonctionnement, de caserne à la trou-à-rats et de construction qui ne commence pas, de nids-de-poules, de rien-ne-se-fait, de moi-je-suis-contre, et de on-a-déjà-essayé-et-ça-ne-va-pas, par-ci par là.

    L'herbe n'est pas plus verte dans le pachi d'à côté. Alors, que les mandataires communaux de Couvin déplorent à l'unisson que le nom "Couvin" soit ainsi minimisé, au point de passer inaperçu sur une carte, c'est plus que bienvenu. Ce discrédit cartographique jeté sur Couvin n'est pas objectivement normal, tout sentiment mis à part. Et donc la réaction est légitime...
    Mais cette expression que d'aucuns considèrent "chauvine" doit être accompagnée d'une autre réaction, plus dynamique, plus construite, plus positive: que tous, conseillers communaux en premiers, mais suivis et appuyés par toute une population, contribuent à montrer que Couvin est une cité aussi fière et aussi belle que les autres, qui mérite d'aussi gros caractères sur une carte. C'est un défi, qui nécessite d'autres efforts, d'autres réflexions et d'autres attitudes, et bien plus encore, qu'une simple et timide lamentation...

    BERNARD THEIS 

    N'hésitez pas à réagir à cette note, à faire part de votre avis, de votre réaction, de votre suggestion. C'est le but: susciter et alimenter le débat, dans le sens positif d'avancement pour tous. b.theis@swing.be.

     

     

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  • Parcs éoliens: vont-ils user notre vent et briser nos horizons? (billet d'humeur)

    Notre région du sud de l'Entre-Sambre et Meuse est largement convoitée par les promoteurs éoliens. Les projets poussent comme les pâquerettes au printemps, tant qu'il leur reste un peu de place pour fleurir. Il n'y a pas à dire, mais ça fait beaucoup... De mémoire, on note des projets sur Baileux, sur Macon, sur Presgaux, sur Dailly-Gonrieux, sur Forge-Philippe, sur Grandrieu, sur Beaumont-Barbençon, sur Salles/Villers-la-Tour/Monceau-Imbrechies, sur Doische et j'en oublie.. Certes, ce ne sont que des projets et il y a fort à parier que tous n'aboutiront pas. Encore bien. Ils useraient notre vent s'il devaient tous se concrétiser, ces projets de promoteurs qui ne manquent pas d'air...

    Cette "tentation éolienne" extrême me suggère quelques réflexions. Ce  n'est pas une remise en question totale du principe. A titre personnel, je reste convaincu qu'il faut trouver une alternative à la production d'électricité par le nucléaire. Celui-ci, au cours des dernières  années, à montré des failles parfois si profondes qu'elles ont provoqué des explosions. Le nucléaire, infaillible? Allons donc! Le nucléaire, pas dangereux? Allons donc! En Ukraine, aux USA, au Japon, en France même, le mot nucléaire évoque autant de malheurs, de drames, d'atteintes à la santé qui porteront des effets pendant des années. Chez nous, à défaut d'accidents, le nombre de  cancers de la thyroïde interpelle. Et tout ce que l'on ne nous dit pas. Et puis, s'il n'était pas dangereux, ce nucléaire, y aurait-il besoin de ces armadas de gardiens, de policiers, de ces innombrables dispositifs de précautions qui amènent d'autres dangers bien plus pervers: ceux empiètent sur nos libertés fondamentales?

    Il faut trouver une alternative. Mais celle-ci ne peut se résumer à un seul moyen poussé à l'extrême. Elle doit être crédible et pesée face à d'autres arguments. Elle ne peut être seule à souffler le chaud et le froid dans le secteur de l'énergie. Force est de constater que d'autres moyens, réalistes dans nos régions, ne sont pas assez exploités malgré quelques initiatives dignes d'intérêt. Que fait-on de l'énergie hydraulique sortie de nos petits cours d'eau, de la biomasse issue de nos forêts et de nos lisiers, de la chaleur du sous-sol...? L'éolien apparaît comme une facilité. Et puisque nos régions ne manquent pas d'air, allons-y. Et comme il y a de la place non occupée par les quelques indigènes que nous sommes, allons-y!

    L'idéal de l'énergie citoyenne, qui a mûri dans l'esprit de certains écolos, est battu en brèche face à la voracité spéculative des promoteurs. De citoyennes écologistes solidaires, les éoliennes sont devenues de purs produits capitalistiques et la promesse d'un retour citoyen semble n'être qu'un moyen pour amadouer le bon peuple. Combien de populations, même combien de communes, bénéficient d'une rétribution du sacrifice accepté à grand renfort d'euros et de messages rassurants? Et c'est d'autant plus critique que le concept d'une énergie "produite sur place" n'est qu'une illusion: ce n'est pas parce que l'on vit au pied d'une éolienne que l'électricité produite a l'odeur de son pachi.

    La prolifération des projets éoliens a de quoi inquiéter nos régions et sa population. Au-delà des phénomènes "nimby" (Never In My Backyard, jamais dans mon jardin), du bruit résultant du brassage des ailes, des effets stroboscopiques, des ondes maléfiques, des sensations néfastes soi-disant ou réellement ressenties, l'ampleur des parcs éoliens menace notre capital le plus précieux et le plus porteur, économiquement (et donc socialement , et donc humainement, parlant). C'est notre environnement, nos crêtes arborées, nos champs de verdure à perte de vue, notre bon air, celui qu'on respire et pas celui qui fait tourner les moulins, notre diversité faunistique et floristique, qui font la richesse de nos régions. Celle-là qui attire les touristes, mais aussi et surtout, celle-là qui attire les jeunes et les invite à rester au pays ou s'y établir. Et des jeunes qui restent, ce sont autant d'enfants, de convivialités, de créativités. Autant de bonheurs et de sourires qui font qu'une région se montre avec chaleur, plaisir et fierté à ceux qui veulent la découvrir.

    Alors, les éoliennes, pas trop et discrètement, svp. Ne laissons pas notre bon air s'user au profit du vent , ne laissons pas, au propre comme au figuré, nos horizons se briser au profit des moulins qui brassent l'argent plus que l'air. Gardons nos pouvoirs de citoyens, qui nous  suggèrent de dire non tout en consommant autrement et d'envoyer paître les éoliennes ailleurs que dans nos prés. Le long des autoroutes ou dans les parcs industriels, elles produiront d'autant mieux!

    BERNARD THEIS

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