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  • Thomas Vereecke retrouve une voie normale après The Voice

    Il est plutôt discret et "introverti", Thomas Vereecke. Pour peu, on serait étonné de le voir s'éclater ainsi sur scène, débordant d'énergie, convaincu par sa musique et soucieux de la partager avec beaucoup de générosité et de qualité. Il vient de sortir son premier single, qui a la particularité de n'être audible que sur le net, You Tube aidant. Un titre, "No one can save us", résultant d'une collaboration "régionale" et internationale. Cliquez sur "You Tube" ci-dessus et d'emblée, vous le découvrirez.

    Thomas Vereecke 20141125 025 .JPGCe premier opus résulte en premier chef d'une collaboration avec Alonza Bevan. Celui-ci est un monument, une star. L'Anglais (il est Gallois en fait) est cofondateur du groupe "Kula Shaker", présenté comme un groupe rock psychédélique londonien et dont le titre "Hush" (clic)fut sans doute le plus connu.

    Et il se fait que la réalité internationale rencontre la réalité régionale, puisque Alonza Bevan habite Lompret. Il y a aménagé un  studio d'enregistrement, où Thomas Vereecke a pu enregistrer "No one can save us". "Avec Alonza, nos motivations personnelles se sont rencontrées, explique Thomas Vereecke. "Actuellement  deux morceaux sont terminés, on marque ainsi le coup. Un premier est en ligne. le second morceau, "Butterfly", sera mis en ligne vers la mi-décembre. Outre Alonza, ce premier opus a pu bénéficier de bonnes collaborations: les paroles ont été écrites à distance avec une amie canadienne, des musiciens amis de Londres ont aussi mis leur patte. La musique est au départ une ballade acoustique sur laquelle sont venus se greffer des arrangements pour donner finalement quelque chose d'assez soul."

    Inévitablement, l'exéprience de "The Voice" vient dans la discussion, un peu "ma non troppo", car l'artiste est tenu contractuellement à une confidentialité plus que contraignante, qui ne manque pas de susciter quelques questions troublantes quant à la liberté d'expression et d'action des artistes. Soit.  "Ce fut enrichissant et édifiant, mais je n'y étais pas à l'aise. Il fallait tout donner en 1'30, je ne pense pas que la musique s'installe comme cela. En plus, l'aspect compétition me dérange."

    Thomas Vereecke 20141125 028 .JPGLa page The Voice étant tournée, d'autres voies s'ouvrent. Elles ne sont pas tracées d'office, elles ne sont pas sans interrogations, mais elles sont porteuses d'espoir: chanter en anglais ou en français; la semaine prochaine, rencontre avec un manager; sessions de studio; collaboration avec l'académie de musique de Sivry-Rance pour un concert grandiose, avec 70 musiciens, le 10 janvier à Sudhaina à Baileux... Pour Thomas Vereecke, il est trop tôt pour vivre à temps plein de sa musique, mais ne pas se fixer ce but serait manquer d'ambition et ce n'est pas le cas, raisonnablement. Le jeune Tomas a la chance d'être bien épaulé et suivi par son père Dany qui a vécu étroitement l'épisode "The Voice" avec sa progéniture. Qu'en pense-t-il? "The Voice, c'était une petite étape. Il y a maintenant une notoriété à poursuivre."

    On n'oubliera pas, cependant, que l'épisode The Voice avait suscité un enthousiasme régional fort, bien relayé par Couvin.com. "Ce morceau, que l'on peut écouter en audition libre gratuitement, mais qu'on ne peut pas encore télécharger -ce sera bientôt le cas, moyennant payement-  est en quelque sorte un cadeau offert pour les auditeurs qui m'ont soutenu".

    Quand nous écrivions, en tête de cette note, que Thomas Vereecke était animé du désir de partager avec beaucoup de générosité et de qualité, nous ne nous trompions pas. C'est bien vrai. On se délecte donc de ce bienfaisant "No one can save us", on  attend la suite et on restera attentif à l'évolution de la carrière de ce jeune artiste prometteur. On peut déjà être assurés de ne pas être déçus.

    BERNARD THEIS

    https://www.youtube.com/watch?v=CJRgT_Z8FKs

     

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